Dubaï

LAURENT GUITART - Directeur général de Circle K - "Rien n’est impossible"

Laurent Guitart est arrivé à Dubaï en 2006 au poste de directeur commercial et des achats du groupe Hyper Panda. Fort d’une dizaine d’années d’expérience sur le marché de la grande distribution dans la région du Moyen-Orient, il est aujourd’hui à la tête du groupe Circle K pour les Émirats Arabes Unis. Il nous parle de son parcours, de son expérience du métier et des futurs challenges de son entreprise.

lepetitjournal.com/dubai - Laurent, vous êtes arrivés à Dubaï en novembre 2006, sans parler un mot d’anglais. Aujourd’hui, vous êtes directeur général d’une chaîne de magasins de proximité, nommée Circle K. Présentez-nous votre parcours.

J’ai toujours travaillé dans le secteur de la distribution. Avant d’arriver à Dubaï, j’ai travaillé huit années pour le groupe Casino, essentiellement dans le sud de la France. J’ai toujours désiré vivre à l’étranger et en 2006, j’ai eu l’opportunité et la possibilité de pouvoir partir. J’avais trouvé un poste de chef de département achat et merchandisagequi correspondait à mes compétences techniques pour un groupe saoudien, HyperPanda. Cela a été un véritable challenge pour moi, car je ne parlais pas du tout anglais à mon arrivée. J’ai vécu des premières réunions difficiles évoluant dans une équipe non-francophone, mais au prix d’une immersion totale et d’effort, je suis devenu bilingue rapidement. Ce premier poste, que j’ai occupé pendant cinq ans, m’a permis d’acquérir des compétences managériales adaptées à la région. Je pense qu’en tant que français, si nous pouvons arriver avec notre expérience technique du métier, il faut pour autant s’adapter et modifier nos méthodes de gestion d’équipe. On ne dirige pas une équipe à Dubaï comme en France. Fin 2011, j’ai désiré évoluer et enrichir mes compétences dans mon secteur d‘activité en passant de l’autre côté du miroir. J’ai pris la direction des ventes pour le groupe Bahman où j’y ai appris le métier. Puis deux autres années chez DAS Holding où j’ai créé leur chaîne de supermarchés à Abu Dhabi. Je suis, depuis un an maintenant,, directeur général de Circle K. Ce poste est un accomplissement dans ma carrière ayant la responsabilité, mais aussi l’autorité, pour implémenter la stratégie et le développement de cette chaîne de magasins dans la région. 

Circle K est une entreprise américaine dont le premier magasin a été ouvert dans la région en 2011. Parlez-nous de votre groupe.

Il y a 55, 000 magasins Circle K dans le monde. C’est le numéro deux mondial dans le secteur des magasins de proximité. Au niveau du Moyen-Orient, nous avons 32 magasins franchisés répartis entre Abu Dhabi, Dubaï et Al Ain. Nous répondons à une autre manière de consommer. Nos clients peuvent venir jusqu’à 4 fois par jour dans nos magasins. Ils commencent avec un café le matin avant d’aller travailler, puis ils repassent acheter une salade ou un sandwich pour leur déjeuner, reviennent dans l’après-midi pour une pause-café et enfin repassent prendre des denrées qui leur manquent à la maison comme du lait, du pain avant de rentrer chez eux. Ce type de consommation se développe de plus en plus dans la région, même si les centres commerciaux continuent de fleurir et de bien marcher. 

Quels sont les projets du groupe à moyen-terme ? 

Continuer de nous développer, d’ouvrir de nouveaux magasins et d’offrir des services attendus par nos clients. La concurrence est bien présente, les clients sont plus exigeants et moins fidèles qu’auparavant, ce qui nous demande de nous surpasser et de nous réinventer continuellement.  À mon arrivée à Dubaï, tout se vendait facilement et sans promotion. Aujourd’hui, le marché a bien changé. Les gens sont plus attentifs à leur budget, ils sont préoccupés par la possibilité de perdre leur emploi. Maintenant, je reste très optimiste et comme je le répète souvent à mes équipes : « Rien n’est impossible » ! 

Pétronille ROSTAGNAT (lepetitjournal.com/dubai) republication du 29 janvier 2017

 

 
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