Dubaï

ANNE LE GUENNEC - "Nous contribuons au fait que Dubaï utilise au mieux ses ressources, et devienne une ville durable"

Cela fait 18 ans qu’Anne le Guennec travaille chez Veolia : Autant dire qu’elle connaît la société sur le bout de ses doigts. Après quelques années passées au Maroc, elle a posé ses valises à Dubaï depuis 3 ans comme Business Development Director, afin d’y mettre en place des solutions pour préserver l’environnement et militer pour une consommation raisonnable. 

Quel est le rôle de Veolia à Dubaï ?

Nous proposons des solutions au gouvernement et au secteur prive concernant la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie. Ici à Dubaï nous voulons apporter notre expertise sur les métiers de l’environnement et de nouvelles technologies, notamment sur le dessalement de l’eau de mer, puisque c’est quasiment la seule source d’eau ici, le tout dans l’optique de préserver les ressources naturelles.

Le but est de limiter le gaspillage et, par exemple, la production d’eau en tournant en circuit fermé : une fois que l’eau de mer est dessalée, utilisée, on tache de la recycler le plus possible, car non seulement le processus coûte très cher, mais il faut penser renouvelable, bien sûr ! Le slogan de Veolia est « Ressourcer le Monde », et nous l’appliquons en réutilisant, recyclant, valorisant…

Quelles sont les problématiques liées à la région ?

On a tendance à dire que Dubaï est une ineptie écologique, surtout quand on sait qu’on y a construit une piste de ski, alors que nous sommes en plein désert. Contrairement aux idées reçues, les malls consomment encore plus d’énergie que la piste de ski ! De manière générale, les consommations d’énergie et d’eau sont effectivement énormes ici, entre la climatisation et le mode de vie (piscines, arrosage…). C’est la même chose pour les déchets : en France on rejette environ 1 kilo de déchet par jour et par personne, lorsqu’aux Emirats on en rejette 2,5… Cela s’explique par le fait que l’on mange souvent sur place, à emporter et par le mode de vie très consumériste. La municipalité a des projets en cours pour promouvoir le recyclage et la valorisation, c’est une vraie priorité.  Pour faire court, nous travaillons tous ensemble pour une utilisation plus raisonnable de l’énergie et pour économiser les ressources naturelles. 

Quel est le meilleur moyen de limiter cette consommation ?

L’école ! Pour moi l’éducation par les enfants est le meilleur moyen de toucher le plus grand nombre même si c’est long. J’ai constaté que le message passe bien de cette manière. Et après ce sont les enfants qui éduquent leurs parents. Nous avons fait des campagnes sur l’assainissement et les déchets mais ici les gens n’ont pas vraiment conscience du problème du traitement des déchets puisqu’on ne paye pas de taxes d’ordures ménagères, comme en France. 

Chez Veolia, nous sommes tous très impliqués dans cette cause. Pour nous c’est un enjeu majeur que de faire prendre conscience à la population – et pas seulement à nos clients – que la gestion de nos ressources est primordiale. Et ça commence chez soi ! On nous rebat les oreilles avec ça, mais pensez à éteindre vos lumières quand vous sortez d’une pièce, fermez les robinets quand vous vous lavez les dents ou savonnez, triez vos déchets, ne mettez pas la climatisation à fond : parfois un ou deux degrés changent la donne !Ce sont des consignes très classiques, mais ici elles sont encore plus importantes !

En quoi Dubaï est-il un vrai défi pour vous ?

C’est simple, ici tout est à faire ! En France cela fonctionne, tout est implanté, ça tourne. A Dubaï il y a de vraies décisions à prendre, et c’est très enrichissant. Ma vie professionnelle est très intense, entre mes partenaires de toutes les nationalités auxquels je dois m’adapter, et tout ce qu’il faut mettre en place… Mais c’est passionnant ! Et plus qu’un défi, je considère que travailler et vivre à Dubaï est un privilège. J’admire réellement ce que ce peuple parti de presque rien a construit !

La rédaction (lepetitjournal.com/dubai) rediffusion du 21 février 2016 

 

 

 
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