Dubaï

A VOIR / A FAIRE - Rencontre dédicace avec Pétronille Rostagnat et Luc Marin

 

« Ton dernier souffle » et « 7 nains dans la neige » sont les titres des romans de Petronille Rostagnat et Luc Marin, deux expatriés francophones qu’on ne présente presque plus. Tous deux vivent à Dubai et sont maintenant écrivains. Ils présenteront leur premier ou nouvel ouvrage le 17 avril à La Médiathèque. Curieux,  nous leur avons posé quelques questions pour en savoir plus avant de les rencontrer.

Lundi 17 avril, à La Médiathèque, vous présenterez votre premier ou énième… livre?

Luc Marin - C’est mon premier livre.

Pétronille Rostagnat – C’est mon deuxième roman.

Vous vous êtes lancé/e dans l’écriture parce que…

LM – J’aime raconter des histoires, partir sur un sujet ou une réflexion et le/la développer. Plutôt avec une tendance absurde ce qui permet plus d’écart et de liberté.

Je m’y suis longtemps exercé quand mes enfants étaient petits en leur racontant des histoires le soir pour les endormir. "7 nains dans la neige" vient de là ; parfois je commençais une histoire célèbre mais ne me rappelais plus très bien de la fin ou du milieu, donc je partais sur un mélange d’ambiance de différentes aventures. 

C’est comme cela qu’un soir je me suis fait la réflexion que j’ai notée sur un petit carnet : “ Qu’est ce que sont devenu ces 7 nains ? “. Quelques années après, je l’ai développée.

PR - C’est au moment de partir pour une deuxième expatriation avec ma famille que j’ai eu un déclic et que j’ai pris la décision de changer de vie professionnelle. J’ai pris la décision de  me réaliser dans un projet plus personnel qui me suivrait même à l’étranger. Le désir d'écrire est alors apparu. Je suis arrivée à Dubaï en janvier 2013, avec les 70 premières pages de mon premier roman policier, La fée noire. Trois ans plus tard, mon roman a été publié via la maison d’édition française Incartade(s) éditions. Mon deuxième roman policier « Ton dernier souffle » est sorti en mars 2017. Je suis actuellement en cours d’écriture du troisième.

En résumé: rien ne me destinait à prendre la plume un jour. Jeune femme, je m’imaginais fonder une famille et suivre en parallèle une carrière professionnelle en Marketing. L’expatriation m’a amené à me poser de vraies questions sur ce que je voulais faire et à sortir de la ligne de vie que je pensais suivre initialement.

Vous avez écrit un roman policier. Que pensez-vous de cette citation de Paul Auster? “Dans un bon roman policier, rien n’est perdu, il n’y a pas de phrase ni de mot qui ne soient pas significatifs.”

LM - Les policiers graissés et huilés à la Agatha Christie où le dernier rouage fait tourner l’engrenage sont une façon d’écrire, mais il y en a plein d’autres.

Chaque auteur a sa façon de “calculer” l’histoire et son cheminement, pour arriver à la dernière page, c’est pour cela que l’on préfère tel écrivain à tel autre durant une période, puis on s’en lasse. Il faut faire attention aux procédés utilisés et savoir les faire varier.

On peut donc dans un roman policier perdre du temps, faire des pauses gratuites et trouver ainsi des styles différents.

PR - Je dirais qu’il y a, en effet, des faits qui peuvent paraitre anodins, voir insignifiants dans un chapitre pour le lecteur, mais qui vont expliquer de nombreuses choses par la suite… Par exemple, nous écrivons en tant qu’auteur que tel personnage jette son mégot de cigarette dans un chapitre et on découvre 100 pages plus loin, que ce mégot a été récupéré par la police scientifique et va permettre à ces derniers de confondre le meurtrier grâce à l’ADN retrouvé sur ce bout de cigarette… Donc oui, je suis en partie d’accord avec Paul Auster. Maintenant, selon le style de l’auteur, cette citation se tient ou pas.

Avez-vous trouvé l’inspiration aux Emirats?

LM - Non, "7 nains dans la neige” n'a rien à voir avec les Emirats, je pense même qu’au vu de la censure il vaut mieux éviter de s’en inspirer ou d’y implanter l'histoire.

PR - J’ai écrit mes deux romans à Dubaï, mais mes deux romans ne reflètent en rien ma vie aux émirats. Mes ouvrages racontent des enquêtes policières et je souhaite que le récit soit crédible. Je passe donc des heures en recherche avant d’écrire : en droit pénal, sur les autopsies, sur la vie  de la brigade criminelle au sein du 36 quai des Orfèvres… je désire que tout soit très réaliste et il me serait très difficile de faire les mêmes recherches sur la police de Dubaï. De plus, étant française, je suis heureuse de m’évader dans mon écriture dans mon pays d’origine. Mes deux romans se passent à Paris car mon héroïne, Alexane Laroche, est une femme  commandant à la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres de Paris.

Le Rendez-Vous Rencontres dédicaces – lundi 17 avril à 9h30 avec les écrivains Pétronille Rostagnat et Luc Marin.

Entrée gratuite.

Plus d’infos sur ce Rendez-Vous et les suivants : mediatheque@afdubai.org

Propos recueillis par Virginie Demarne et Anne Cabanel (lepetitjournal.com/dubai) le 11 Avril 2017

 

 

 
 
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