La dernière œuvre de l'écrivain italien Alessandro Baricco sortie en  2012, “n'est ni un roman, ni une histoire” selon la définition de l'auteur. Tre volte all'alba, c'est 75 pages au cours desquelles “chaque rencontre sera unique, la première étant la dernière”.

Une idée originale et bien menée

"Ça n'a pas la forme d'un roman, ça ne relate pas non plus une histoire. J'aime que cela n'ait pas de nom, car les choses sans nom sont souvent celles qui ont une véritable valeur.” Voilà comment Alessandro Baricco présente sa dernière œuvre dans les premières pages du livre. Une entrée en matière qui permet à l'auteur de faire le lien avec son précèdent roman "Mr Gwyn". "Tre volte all'alba", est sorti en mars dernier. Un livre édité en italien dont la traduction française ne saurait tarder. Un italien fluide et parfait pour une première lecture dans la langue de Dante.

Quelques mois après la sortie du roman "Mr Gwyn", l'écrivain revient avec ce petit recueil, indéfinissable. L'œuvre s'articule en trois nouvelles, indépendantes les unes des autres mais liées en vérité par un unique fil conducteur. Trois rencontres différentes, deux dans un hôtel, une dans une voiture de police. C'est l'histoire d'hommes, de femmes, de jeunes adolescents, qui vont se croiser à un moment clé de leur vie. Une rencontre fortuite qui, le temps d'une nuit ou d'un lever de soleil, peut tout chambouler et changer le sens d'une vie.

Trois histoires, trois rencontres pleine d'authenticité

Les trois histoires se frôlent de manière quasi imperceptible et pourtant de ce faible point de contact nait un lien profond, comme voulu par les protagonistes d'un seul événement. Chacune se déroule à l'aube : “en cette matinée d'été, l'aube se propageait dans un ciel limpide avec une telle sérénité que même les faubourgs sans ambition particulière semblaient remplis de surprise, laissant place à une telle beauté pour laquelle ils n'avaient pas été construits.” Chacune relate un échange entre deux inconnus qui suivent le fil de rencontres inattendues, qui se confient et se révèlent, instaurant ainsi une relation humaine authentique. Un lien fort qui se crée en si peu de temps et avec si peu de mots.

Leurs noms, on ne les connaitra pas. Leur vie, on la découvre. “Ce qu'elle avait compris, avec une certitude absolue, était que vivre sans lui serait, pour toujours, sa préoccupation fondamentale, et qu'à partir de ce moment-là tout aurait chaque fois une part d'ombre, une ombre de plus, même dans le noir, et peut être surtout dans le noir”.

Un auteur que l'on ne présente plus

Alessandro Baricco est un auteur qui ne se présente plus. Deux lignes de biographie au dos du livre et déjà, une certaine impression se dégage : “Alessandro Baricco, est né à Turin en 1958. Ses essais et ses romans sont traduits dans le monde entier”. "Tre volte all'alba" offre une certaine poésie, une légèreté, et une simplicité également relevée par le quotidien La Repubblica. Le journal italien décrit le livre comme “un labyrinthe dans lequel il est beau de se perdre puis de se retrouver, un ordre chaotique ayant l'aube pour fond, qui nettoie les cœurs de la rancune, d'un passé difficile à supporter et impossible à oublier, dans un instant de paix et de lumière”.

L'écriture de Baricco est lyrique, raffinée, un exercice dans lequel chaque mot est à sa place. “On dit qu'il faut faire attention quand on est jeune car la lumière qui nous entoure sera la lumière dans laquelle on vivra toujours. Il faut être attentif à la cruauté car en étant jeune elle semble être un luxe que l'on peut se permettre, mais la vérité est toute autre, la cruauté est une lumière froide dans laquelle tout perd sa couleur et la perd pour toujours, explique-t-il. L'auteur de "Soie", son livre le plus connu, explore la vie et les relations sociales à travers une véritable mise à nu des hommes et des femmes qui peuplent "Tre volte all'alba".

Caroline Ache (www.lepetitjournal.com/rome) Mercredi 31 octobre 2012

Tre volte all'alba, éditions Feltrinelli, 96 pages, 10 euros. A venir en France, éditions Folio.
Du même auteur : Soie, éditions Folio poche, 145 pages, 6 euros. Traduction de l'italien Françoise Brun.
Novecento, éditions Folio poche, 87 pages, 4 euros. Traduction de l'italien Françoise Brun.
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