Patron des cérémonies de La Nuit du Congo depuis cinq ans, Beethoven Yombo Germain est l’homme par qui les Congolais se connectent chaque année, grâce aux soirées culturelles dont il est le manager. Combien de temps a t-il fallu à Beethoven pour désigner l’Afrique du Sud comme  prochain site de la soirée mythique ? Pourquoi avoir choisi l’Afrique du Sud? Rencontré à quelques semaines de la cérémonie,  ce modèle de patience et de passion culturelle a répondu au Petit Journal

Lepetitjournal.com : Vous êtes arrivé à Johannesburg à quelques jours de la grande soirée culturelle La Nuit du Congo. Est-ce un tour d’éclaireur ou une simple disposition de touche finale ?


Beethoven: Il faut plutôt admettre que ma présence à Johannesburg avant le 5 décembre, date initialement prévue pour l’événement, est d’ordre technique. Je suis venu finaliser les choses avec l’équipe qui me représente ici. Visiter la salle et rencontrer les techniciens, pour bien s’assurer que tout est fin prêt. Mais ce n’est pas par manque de confiance, c’est naturellement un réflexe que pourrait avoir n’importe qui face à de telles responsabilités.

Vous êtes à l’origine du concept de La Nuit du Congo, comment est né ce projet ?

L’idée m’est venue quand, en tant qu’organisateur culturel, j’ai constaté que la réputation culturelle du Congo Brazzaville commençait à perdre ses repères dans le domaine de la musique et de la danse. Or nous avons plusieurs artistes talentueux, qui n’attendent qu’une occasion du genre pour s’exprimer. Et je crois personnellement que l’identité culturelle ne peut s’exprimer qu’au moment où elle se frotte à d’autres cultures. C’est sur cette base de données qu’est né le concept « La Nuit du Congo à … »

Quel est l’objectif principal de La Nuit du Congo ?

D’abord nous avons une mission : celle de refaire l’image musicale du Congo Brazzaville afin que celle-ci retrouve ses lettres de noblesse. Et voilà qu’en septembre 2005 la première Nuit du Congo a été organisée à Paris. Nous avions déjà eu successivement des éditions à Rome, à Casablanca et cette année c’est au tour de Johannesburg d’abriter la cinquième édition. Ce qui est une méga promotion de notre culture et en même temps une occasion de faire connaître nos artistes à l’étranger.

Pourtant la date du 10 juillet était déjà fixée pour la cinquième édition à Johannesburg. Pourquoi y a-t-il eu changement de calendrier ?

Nous aurions pu respecter cette date. Mais après le mondial de football, les réalités sécuritaires nous ont pratiquement amenés à revoir la date précédemment indiquée. C’est ainsi que nous avons choisi la date du 5 décembre 2010.


En Afrique du Sud, on retrouve une musique traditionnelle bien valorisée. Quelle est la particularité de cette cinquième édition, vu qu’elle est organisée dans un pays africain qui n’est pas en marge des valeurs culturelles ?

Le 5 décembre nous aurons à faire valoir notre identité culturelle à 95%. Nous mettrons sur scène des groupes aptes à exhiber la musique traditionnelle, de pure souche. Et d’ailleurs quelques groupes sud africains seront invités à échanger avec nos artistes afin de se découvrir mutuellement.

Quels sont les découvertes que vous réservez au public ?

D’abord le très célèbre groupe traditionnel Les Kingoli. Les percussions, les maracasses, les costumes et le maquillage traditionnel purement congolais. Une vraie confrontation à la tradition folklorique zouloue.

Cette cinquième édition se tiendra ce dimanche 05 décembre 2010 à Johannesbourg dans l’amphithéâtre de l’université de WITS situé sur Jorissen Street, Senate House, Basement 2

Christian Eger Taty (www.lepetitjournal.com/johannesbourg.html) mercredi 1er décembre 2010

 
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