Le nouveau Musée Zelnik sur l'art de l'Asie du Sud-Est vient d'ouvrir ses portes à Budapest

 

"La montée de l'Asie est indéniable mais tant que les Européens peuvent créer des institutions culturelles comme celle du Musée Zelnik, le terme décadence n'a pas de sens dans le contexte du Vieux Continent" - nous a déclaré Jean-François Hubert lors de la présentation du nouveau musée de l'art de l'Asie du Sud-Est de Budapest. Le grand spécialiste français de l'art Champa du Vietnam a qualifié le Musée Zelnik comme "le résultat d'un rêve et d'un combat dont le résultat est la fondation du premier musée spécialisé depuis la constitution du Musée Guimet de Paris au XIXe siècle". István Zelnik, ancien diplomate reconverti dans le business, s'est lancé dans la collection des objets de l'ancienne Indochine vers la fin de la guerre du Vietnam, lors de la débâcle de Saïgon où il a travaillé à l'Ambassade de Hongrie. Pendant plus de 40 ans, il a amassé 50.000 à 60.000 objets dont 1.030 sont exposés au musée du boulevard Andrássy. Pour financer cet établissement, le fondateur exclut les subsides de l'Etat et table sur la fréquentation massive des touristes ainsi que sur les recettes des expositions itinérantes -par exemple sur les argenteries du Burma, les objets en ivoire ou les faïences du Cambodge- organisées un peu partout dans le monde. Une partie de la collection sera vendue aux enchères, les bénéfices serviront les objectifs éducatifs comme par exemple la Chaire de l'Asie du Sud-Est de l'Université ELTE de Budapest. Le Musée abrite par ailleurs un institut de recherche ainsi qu'une bibliothèque constituée des livres de Zelnik. Une ancienne villa complètement reconstruite, munie d'une technologie avancée, abritant un petit jardin et un salon de thé, le Musée Zelnik est à l'image de l'Asie: fine, raffinée, discrète, pleine de promesses et de secrets. Histoires, religions, cultures, hommes se rejoignent dans des objets magnifiques, pour la plupart en or.

Débats sur la provenance des objets

L'ouverture du Musée était accompagnée de débats vifs sur la provenance des objets. En effet, le ministère de la Culture ne voulait accorder le titre du musée que si le propriétaire présente les dossiers sur l'origine des objets exposés. Zelnik l'a refusé net mais les autorités compétentes ont subitement changé d'avis en accordant le titre de musée - un jour avant l'ouverture officielle de l'institution. Pourquoi? La réponse se fait attendre... Lors de la présentation à la presse, la directrice générale adjointe du Musée Zelnik, a partiellement abordé le sujet en expliquant qu'une des tâches principales des chercheurs serait la détermination de l'histoire des objets qu'on ne connaît pas. Pour Zsuzsa Renner, qui s'occupe des activités scientifiques du musée, ce dernier doit présenter la diversité des cultures de la région tout en assurant l'authenticité des objets exposés et publiés. A ce propos, Jean-Francois Hubert a longuement détaillé les problèmes philosophiques et techniques que soulève l'authenticité. Il a rappelé que les tableaux de Rembrandt ou de Van Gogh suscitent plus de controverses que les objets en or. En général, plus on est scientifique, plus on peut se faire avoir. De toutes les façons, les faussaires doivent souvent utiliser les matériaux qui ne résistent pas aux examens scientifiques, par exemple les tests thermo-luminescents. Pour le spécialiste français, la volonté du résultat chiffré est très occidentale donc il faut plus se méfier des Européens que des Asiatiques...

 

Mihály Rózsa (www.lepetitjournal.com/budapest.html), mercredi 21 septembre 2011

Musée Zelnik

H-1062 Budapest, Andrássy út 110.

Ouverture: lundi 9-18h, mars-dimanche 9-19h, nocturnes vendredi et samedi

www.thegoldmuseum.hu

Photo: www.zelnik-collection.com

 
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