Cotonou

LES SOEURS SALESIENNES - Soutenir, éduquer et former les filles victimes de violences, d’exploitation et de trafic des mineurs (REDIF)

L'expo-vente des soeurs salésiennes se déroulera le mercredi 21 juin prochain à l'hôtel Maison Rouge. Des objets et accessoires en pagne seront proposés à la vente. Tous l'argent récolté sera directement reversé aux actions des Soeurs Salésiennes. Lepetitjournal.com de Cotonou profite donc de cette occasion pour vous présenter à nouveau les nombreuses actions de ces soeurs, reportage réalisé l'an dernier en compagnie de Suor Maria-Antonietta Marchese.

L’Institut des sœurs salésiennes exerce ses activités sociales depuis 2001 au Bénin. Les expatriés connaissent cette institution notamment à travers les jolis produits en pagne et de savonnerie qu’elle fabrique. Lepetitjournal.com est allé rencontrer les sœurs pour vous faire découvrir leurs activités au quotidien.

L’Institut des filles de Marie Auxiliatrice sœurs salésiennes de Don Bosco est une congrégation religieuse fondée par San Jean Bosco et Sainte Marie Dominique Mazzarello en 1992, qui exerce dans plus d’une centaine de pays à travers le monde et dont la mission est de s’occuper des jeunes abandonnés et démunis.

Cet Institut est géré au Bénin par la Sœur Suprême, Suor Maria-Antonietta Marchese. Cette dernière a gentiment accepté de recevoir lepetitjournal.com et nous a guidé tout au long de la visite de l’Institut situé dans le quartier Zogbo à Cotonou.

L’objectif premier de cette institution est de lutter, par un programme socio-éducatif, contre l’exploitation et le trafic des enfants et d’aider, notamment les femmes mineures qu’elle accueille, à sortir du carcan de la maltraitance en les formant à un métier, qui leur conférera une certaine autonomie et leur rendra leur dignité.

Les filles qui intègrent l’Institut ont fuit la maltraitance de leur famille ou n’ont plus de famille, ou ne se souviennent plus. Elles viennent à la police des mineurs et sont écoutées par les inspecteurs sociaux, qui prennent ensuite contact avec les sœurs. En moyenne, les filles restent deux ou trois ans dans les rouages de l’Institut avant d’être réintégrées dans leur famille. L’Institut assure également un suivi de ce retour. Le travail des sœurs est en majeure partie financé par les fonds de l’UNICEF.

Le personnel est composé d’un personnel fixe et de 5 ou 6 bénévoles. Pour former ce personnel, un institut supérieur, unique au Bénin, a été mis en place. Il forme, en 3 ans, des éducateurs spécialisés. Au sein même de l’Ecole, les sœurs ont également créé une crèche pour le personnel.

Une école et un lycée hôtelier

L’institut des sœurs accueille, au sein de son école, 900 élèves de la 6ème au Baccalauréat + un lycée hôtelier. Les jeunes filles y apprennent par ailleurs la couture, la pâtisserie et la coiffure. L’ambition de cette école est de former les jeunes filles à un métier pour leur donner les clés en main afin qu’elles réussissent à devenir indépendantes de leur famille.

Aux environs de l’Ecole, il existe également une école alternative pour les personnes qui n’ont jamais été à l’école. L’objectif est de leur faire atteindre le niveau du CEP en 3 ans. Cette école est financée par un programme espagnol, Educo.

Des activités aux abords du marché Dantokpa

Au delà des activités scolaires, les sœurs sont engagées dans des activités aux abords du marché Dantokpa, qui est l’un des quartier les plus insalubres de la capitale économique. Une "maison de l’espérance" a été créée afin de permettre aux femmes de se former en pâtisserie boulangerie et en savonnerie. Elles suivent une formation de 6 mois + 3 mois de stage. A l’issue de cette formation, elles obtiennent un certificat qui est reconnu dans le milieu comme étant une preuve de qualité et qui peut ainsi leur garantir une insertion dans les cuisines des ambassades et des restaurant. Les produits de savonnerie quant à eux sont commercialisés au Bénin, mais également exportés dans les pays de l’Union Européenne.

Au sein de cette maison sont hébergées les jeunes femmes du marché exposées à des dangers de drogues, de maltraitance, de prostitution. La maison de l’espérance est financée par une fondation italienne.

Les autres projets de l'Institut

Il existe également un petit projet d’accueil des mères avec leur bébé qui sont mises en formation après avoir été amenées par la police des mineurs. Ce projet est financé par médecin du monde.

Dans les quartiers où il n’y a pas d’eau potable, des espaces d’accueil de la petite enfance ont été aménagés avec un travail de mobilisation de la communauté locale : en tout 600 enfants sont accueillis par ces structures.

Les sœurs exercent également dans les prisons privées de Cotonou. Elles apportent un appui psychologique pour les mineurs ainsi qu’une médiation avec les familles. Cette activité est financée par un organisme allemand.

Il existe également à proximité de Porto-Novo une formation agro-pastoral pour les filles des rues qui leur apprend à mieux gérer les terres de leur maison.

Pour plus d’information ou pour soutenir les sœurs salésiennes, rendez-vous sur le site internet http://www.salesianedonboscobenin.org/

 

Florence Bourreau (www.lepetitjournal.com/cotonou), reportage écrit le jeudi 28 avril 2016

 
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