Cotonou

INTERVIEW AVEC CLAUDINE LEPAGE, Sénatrice représentant les Français établis hors de France en visite à Cotonou

 

Claudine Lepage, Sénatrice représentant les Français établis hors de France, était en visite à Cotonou du 15 au 19 mars dernier. Madame la Sénatrice a pu mettre à profit son séjour pour rencontrer la communauté française établie au Bénin. C’est à cette occasion que Lepetitjournal.com l’a rencontrée.

Lepetitjournal.com/Cotonou : Merci Madame la Sénatrice d’avoir accepté cet entretien pour l’édition de Cotonou de lepetitjournal.com. Pouvez-vous vous présenter à la communauté française établie au Bénin ?

Madame la Sénatrice Claudine Lepage : Je suis sénatrice depuis 2008. Avant cela j’habitais en Allemagne et travaillais dans une école de commerce où je dirigeais le département de langues. J’étais moi-même enseignante. Je suis par ailleurs engagée depuis très longtemps dans le milieu associatif au sein de l’association Français du monde – adfe, dont je suis aujourd’hui la présidente. Je suis membre du groupe socialiste et républicain au Sénat.  Vice présidente de la Commission des Affaires culturelles, je représente le Sénat au Conseil d’Administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et au Conseil d’administration de l’Institut français, à la Commission nationale des bourses. Je suis en charge du rapport pour avis sur le budget de l’audiovisuel extérieur de la France. Je suis membre de la Délégation aux Droits de Femmes et à l’égalité entre les hommes et les femmes et enfin je suis membre de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Quel est l’objet de votre visite aujourd’hui au Bénin ?

C’est un pays que j’ai visité à plusieurs reprises et il est intéressant de voir que les projets que l’on suit depuis plusieurs années évoluent, comme par exemple ce qui se fait au Lycée Français de Cotonou. Cela fait plaisir de voir que le lycée s’agrandit et que le nombre d’élèves y est en constante augmentation.

J’ai visité également le Centre médico-social et il est intéressant de constater les évolutions, mais aussi les inquiétudes pour l’avenir et d’essayer de trouver des solutions pour y remédier.

Je reviens toujours avec plaisir au Bénin, car j’y ai de bons contacts avec la communauté et notamment avec l’association Français du monde.

Ma dernière visite remonte à septembre 2015. Je suis venue avec le groupe d’amitié France-Bénin du Sénat. Les visites étaient un peu différentes car elles étaient plus politiques et tournées davantage vers le Bénin. J’avais u de nombreux échanges avec le parlementaires béninois  et rencontré le Premier ministre de l’époque, Lionel Zinsou.

Cette fois-ci mes visites étaient plus concentrées sur la communauté française. Je suis allée au Lycée français, à l’Institut Français. J’ai rencontré Madame l’Ambassadrice et le personnel du service de coopération.

J’ai également participé à un débat vendredi après-midi sur la Francophonie. A cette occasion j’ai pu remettre quelques exemplaires de mon rapport « Pour une francophonie renouvelée » co-rédigé avec mon collègue Louis Duvernois.

Vendredi soir, j’ai eu le plaisir d’échanger avec la communauté française réunie pour un cocktail à l’Ambassade.

Enfin, j’ai tenu une permanence parlementaire samedi matin à l’Institut Français.

Pouvez-vous nous rappeler quel est votre rôle en tant que Sénatrice, représentant les Français de l’étranger ?

Je suis avant tout sénateur, ce qui signifie que mon rôle principal estcelui du législateur : d’enrichir et de voter la loi.

En tant que représentant des Français de l’étranger, il est de mon devoir que ces derniers ne soient pas oubliés. Il y a donc un travail de veille et de vigilance à faire sur les problématiques spécifiques aux Français de l’étranger.

Un déplacement comme celui-ci est crucial car il me permet d’identifier les difficultés locales et nourrit mon travail parlementaire.

Quels besoins avez-vous pu identifier ici à Cotonou, besoins que la communauté française a pu vous faire remonter ?

J’ai surtout pu identifier des besoins sociaux, des besoins en termes de bourses scolaires, émises par les familles.

Je n’ai malheureusement, cette fois-ci, pas pu rencontrer les conseillers du commerce extérieur de France, car la section est en pleine restructuration. Mais j’ai pu rencontrer l’Agence Française de Développement qui nous a fait part de ses différents projets.

Il y a actuellement des échéances électorales, avez-vous un mot à dire aux Français votant ici depuis l’étranger?

Je leur dirais tout simplement qu’il faut aller voter. C’est encore plus important que d’habitude, il faut absolument utiliser son droit de vote pour ne pas laisser le choix aux autres.

Le vote électronique est annulé, mais je ne pense pas qu’ici au Bénin cela soit vraiment un problème, car la grande majorité des électeurs qu’ils soient de Cotonou ou de Porto-Novo ne sont pas très éloignés du centre de vote qui sera à l’Institut français.

Avez-vous peut-être un dernier mot à dire sur le Bénin et Cotonou ?

Je reviens toujours avec plaisir à Cotonou et j’ai l’impression que la ville évolue dans le bon sens, même si je ne peux pas trop me prononcer, n’y vivant pas. Mais l’image de la ville après quelques jours passés sur place me semble évoluer dans le bon sens.

Propos recueillis le 17 mars par Florence Bourreau pour www.lepetitjournal.com/cotonou.

Pour contacter Madame la Sénatrice ou en savoir plus:
Sur internet: http://claudinelepage.eu/
Facebook https://www.facebook.com/claudinelepage
Twitter https://twitter.com/claudinelepage
Contact: c.lepage@senat.fr 

 
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