|
Ryanair vient de perdre la partie contre les salariés d’Aer Lingus dans sa tentative de reprise de la compagnie. Mais son président, Michael O’Leary, ne compte pourtant pas en rester là et se doute que son heure viendra, compte tenu de l’évolution du secteur
Photo : LPJ
Ryanair vient de recevoir un sérieux - bien que prévisible - revers dans sa tentative de reprise de la majorité du capital de la compagnie AerLingus, privatisée depuis le 3 octobre 2006. En effet, les salariés d’AerLingus, regroupés sous le nom d’ESOT (Employee Share Ownership Trust) et qui détiennent 12% du capital, ont décliné, le 22 novembre, l’offre de reprise de leurs parts. Michael O’Leary leur proposait 2,80 euros par action. Malgré tout, Ryanair reste un actionnaire important d’AerLingus, à hauteur de 19,2% du capital. Et son charismatique président compte bien être présent et bruyant aux conseils d’administration. Michael O’Leary tentera d'ailleurs l’opération de la dernière chance en convoquant une assemblée extraordinaire le 14 décembre. Un actionnariat dispersé L’actionnariat d’AerLingus est très morcelé entre les pilotes, le gouvernement et des financiers, comme Denis O'Brien. Il sera difficile de faire s’exprimer la société d'une seule voix. Mais la réalité économique risque bien de rattraper AerLingus. La compagnie ne dessert déjà plus des villes comme Bristol ou Valence, et compte sur le développement de ses long-courriers. Face à une concurrence accrue, AerLingus aura du mal à faire cavalier seul et devrait, à terme, probablement ouvrir ses portes à un partenaire. Céline LEONI. (www.lepetitjournal.com - Dublin) 27 novembre 2006
|