| Ecrit par BUDAPEST,
le 27-11-2006 00:00
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Après deux mois et demi de tensions politiques et de manifestations de rue parfois violentes, la Hongrie devrait connaître une trêve hivernale. Mais elle risque de se réveiller au printemps sous les protestations sociales contre un plan d'austérité rigoureux du gouvernement
Les forces de l'ordre devant le Parlement (Photo : LPJ)
Nombreux sont ceux qui font le constat d'une polarisation croissante droite-gauche depuis la réélection du gouvernement socialiste en avril dernier, mal digérée par l'opposition, le Fidesz de Viktor Orban. Et surtout depuis l'aveu de mensonge du Premier ministre Ferenc Guyrcsany sur ses projets de redressement financier. Ce dernier, fort de sa majorité au parlement, récuse les appels à la démission. De fait la place Kossuth, scène de cinq semaines de rassemblements quotidiens devant le parlement, est en réfection et bouclée par des barrières. Jusqu'à ce week-end, elle n'était plus accessible aux manifestants. Attention au dégel ! Mais la trêve pourrait s'achever au printemps avec plusieurs rendez-vous importants : congrès en février du Parti socialiste (MSZP), dont Ferenc Gyurcsany tentera de prendre la présidence, projet de référendum du Fidesz vers mars sur plusieurs mesures du programme de rigueur économique, sans oublier la fête du Travail le 1er mai. Car malgré une présence syndicale assez faible, des protestations, des grèves sont à prévoir quand les gens auront compris ce qui les attend en matière de hausse d'impôts, de prix comme les forfaits hospitalier et universitaire. Le gouvernement veut notamment augmenter, le prix du gaz de jusqu'à 70% en janvier, certes, avec des subventions pour les plus démunis. Peter Balazs, ancien commissaire européen avant l’intégration de la Hongrie à l’Union, juge cependant "encourageant la stabilité du forint, la monnaie nationale" et croit dans la croissance économique du pays avec entre autres le maintien des investissements directs étrangers et le calme de la Bourse face aux manifestations de rue. Cet actuel professeur à l’Université anglophone d’Europe centrale à Budapest "ne s'attend pas à une démission du Premier ministre à court terme même si les tensions sociales vont s'accroître". Il est vrai qu’il y a peu de candidats crédibles au parti socialiste ou dans la majorité gouvernementale pour la succession de Premier ministre. C.V. (www.lepetitjournal.com – Budapest) lundi 27 novembre 2006
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