|
ECONOMIE - Berlin plus innovante que l'Ile de France |
|
|
jeudi 23 novembre 2006 |
|
Une
étude publiée lundi montre que Berlin figure au deuxième rang des
régions les plus innovantes en Europe, après le Baden-Württemberg mais
juste avant l’Ile de France. Le transfert de tous les ministères de
Bonn à Berlin permettrait un afflux de capitaux nécessaires au
développement des brevets… Berlin
a des idées ! C’est ce qu’indique un index d’innovation, calculé par
l’institut statistique du Baden-Württemberg qui classe la capitale
fédérale au deuxième rang des places les plus innovantes en Europe.
L’index prend notamment en compte le nombre de brevets déposés,
l’intensité de la recherche scientifique, l’importance des industries
de haute technologie et la part du PIB consacrée à la
recherche-développement. Sur les 68 régions européennes étudiées, six
Länder allemands figurent en pôle position. Berlin se place après le
Baden-Württemberg, mais juste avant l’Ile de France.
Le potentiel de
croissance de Berlin n’est pas un secret pour les entreprises leader en
matière de nouvelles technologies. "Berlin a une croissance plus rapide
que d’autres régions" déclare au Tagesspiegel Werner Leibrandt,
directeur de la branche allemande de Microsoft.
L’Institut allemand
pour la recherche économique (DIW) précise que Berlin tire son
dynamisme de deux de ses fonctions stratégiques : son rôle de capitale
et son statut de ville universitaire. Elle profite également d’un tissu
de jeunes entreprises innovantes, attirées par les possibilités d’un
Land en pleine mutation.
Voies de développement
La performance
enchante les politiques, qui regrettent cependant que les prouesses de la ville soient freinées par le manque de moyens. Ils plaident pour
le transfert total des ministères de Bonn à Berlin. Ce transfert permettrait en effet une augmentation considérable du potentiel
économique et financier de la ville. Les chiffres du DIW estiment le
manque à gagner dans le PIB à quelque 800 millions d’euros par an. Les
idées conçues à Berlin sont en effet, faute de capitaux, développées et
produites ailleurs. Un point faible qui explique notamment pourquoi
aucune des trois universités berlinoises n’a été retenue comme pôle
d’excellence par le gouvernement fédéral.
Cécile Boutelet. Berlin. (LPJ Berlin). jeudi 23 novembre 2006
|