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EXPO - Alejandro Kuropatwa en technicolor au Malba |
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dimanche 08 mai 2005 |
« Mon âme à la photographie » affirmait avant sa mort le photographe argentin contemporain Alejandro Kuropatwa. Le Malba expose un assortiment de ses œuvres appartenant à cinq de ses séries : Coctel, Yocasta, Mujer, Flores et Naturaleza Muerta
Alejandro Kuropatwa est décédé en 2003. Le MALBA lui rend hommage (photo courtoisie MALBA)
Depuis jeudi 5 mai, le Malba expose un recueil des œuvres d’ Alejandro Kuropatwa, photographe argentin contemporain, décédé en 2003, à l’âge de 47 ans des suites du Sida. Né à Buenos Aires, d'un père polonais et d'une mère russe, sa formation artistique est, à l’origine, la peinture, la xylographie et le dessein. En 1979 il débarque à New York où il obtient en 1985 le mastère de Fine Arts en photographie à la Parsons School of Design.
Tout d’abord photographe publicitaire, de retour en Argentine, il ne cesse d’exposer ses œuvres interprétant une époque où le pays célébrait le retour à la démocratie. Porteño jusqu'à la moelle, fêtard et rebelle, sa photographie est insolente et inconfortable, politiquement et socialement parlant. Mais magnifiquement belle, d’une beauté que son obsession du détail convertit en images à la composition parfaite.
Le recueil d’une œuvre variée en cinq séries
A une époque (1996) où parler d’homosexualité et de Sida était tabou en Argentine, il photographia en grand format, les pilules nécessaires à sa survie : le dénommé Coctel quotidien de médicaments.
Yocasta (2000), est une série formée de quatre séquences de la tête d’une femme mûre, reflet d’une séance chez le coiffeur à la recherche d’une beauté qui n’est plus. Dans la série Mujer (2001), Kuropatwa reprend le thème de la coquetterie féminine : portraits fragmentés, panoplie de maquillage, et de soins esthétiques.
Et puis tout à coup surgissent ses Naturalezas muertas (2002) où il joue avec les contrastes posant, sur une photographie préexistante, des poulpes, un poisson, des morceaux de viande pour re photographier le tout et produire une image où les éléments sont en franche collision.
Les photographies de fleurs de la série Flores attrapent et fascinent par leur beauté et par leurs subtiles références sexuelles, sensuelles et phalliques.
Suzanne THIAIS. (LPJ) 9 mai 2005
Kuropatwa en technicolor
Au Malba-Colección Costantini
Avda. Figuero Alcorta 3415
Jusqu’au 27 juin |