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ELECTRO - L'un danse, l'autre pas |
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| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 08-05-2005 23:00
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Les nouveaux disques de Daft Punk et de Laurent Garnier sont dans les bacs. Chacun à un bout du spectre des musiques électroniques, ils laissent espérer que la French touch bouge encore
Les Daft punk avance masqués.
Quatre ans après le triomphe de Discovery, la sortie du nouveau Daft Punk, précédée d’une multitude de rumeurs Internet, est un événement attendu. Human after all est le troisième album du duo français formé par Thomas Bangalter et Guy-Manuel Homem-Christo. Fidèles à leur marque de fabrique, ils alignent une série de 10 morceaux électro, versant pop ludique. On retrouve intact leur sens de la boucle lourde et efficace, martelée jusqu'à plus soif et la robotisation caractéristique des voix passées au vocoder.
Toujours masqué et avare de commentaire, Daft Punk creuse son sillon, sur un mode peut-être un peu moins léché. Enregistré en à peine six semaines à Paris, Human After all s’éloigne un peu de la sophistication de l’album précédent. Son aspect massif est éclairé à mi-course par une ballade mélodique plus gracieuse et presque anachronique (Make love), ou par les énumérations informatiques accélérées de Technologic. Il n’en reste pas moins la face dansante et juvénile d’un genre en quête de renouvellement.
Voyage labyrinthique avec Laurent Garnier.
Dans les nuages
À l’autre du bout spectre, Laurent Garnier livre lui avec The cloud making machine un travail nettement plus adulte. Celui qu’on a souvent résumé à sa légende de meilleur DJ du monde délaisse pour une large part les beats de dance floor et élargit sa palette.
Sombres, volontiers introspectifs, ses morceaux s’ouvrent à de nouvelles sonorités, à d’autres rencontres. Il agence les plages aux ambiances complexes, illuminées par les claviers de Bugge Wesseltoft ou, comme sur le magnifique Huis clos, par la voix et l’instrument du joueur d’oud Dhafer Youssef. Les inflexions jazz croisent les colères citoyennes (First reaction est inspiré par le 1er tour de l’élection présidentielle), les bruits de cour de récréation répondent à l’évocation de la naissance du fils du compositeur (9.01-9 :06).
Au final, The cloud making machine est un voyage labyrinthique, riche de sensations et d’atmosphères.
Jean Marc JACOB. (LPJ) 9 mai 2005
Daft punk – Human after all
Laurent Garnier – The cloud making machine
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