La violence est en recrudescence du côté des Mapuches de la région de Bio-Bio. Incendies et attaques aux armes automatiques sont le fait semble t-il d'une bande de terroristes. Le reste de la communauté se tait
Une poignée de terroristes encagoulés qui prétendent agir au nom de tous. Comme un air de déjà vu...
Les conflits dans les territoires Mapuches ont émigré ces derniers temps de la IXème à la VIIIè région, tout en se durcissant.
Leur théâtre se situe aujourd'hui dans la zone de Cañete, Contulmo y Tirúa. Incendies et attaques en cagoules, notamment contre des tracteurs, camions forestiers, véhicules d'autorités locales, cabanes de vacances ou d'agriculteurs ont été enregistrés en nombre ces derniers mois, sans parler de vols d'animaux ou d'attaques de policiers.
Selon le commissaire de la région, Mario Elqueta en charge du problème Mapuche, plus que de véritables représentants de la communauté, il s'agirait d'une bande organisée ne comprenant pas plus de 8 personnes. Ils agissent masqués et utilisent des armes automatiques.
Une véritable milice
En plus de se professionnaliser, ils semblent qu'ils soient de plus en plus éduqués; la plupart ont fait des études universitaires. On parle d'une véritable milice, jusque dans leur stratégies; certains utilisent même des tenues de camouflage. Une sorte de loi de l'"omerta" semble couvrir leur agisssement, au sein de leur communauté. Aucun Mapuche ne se risque à les dénoncer. Ceux qui l'ont fait bénéficient aujourd'hui d'une protection policière et certains ont dû changer de région.
Peu nombreux et mal équipés, certains fonctionnaires de police doivent utiliser leur propre 4X4. La tache des 20 policiers de la zone est des plus difficile. Ils réclament des renforts et des moyens. Cependant la coordination nationale qui commence à se mettre en place tend à porter ses fruits. Vendredi dernier José LLanquilleo, l'un des leaders du groupe "Arauco malleco" a été interpellé dans la commune de Contulmo grâce à un mandat d'arrêt lancé par la brigade de Collipulli suite à un incendie terroriste .
Une topographie des lieux compliquée, des éthnies différentes, depuis toujours, cette région est le théâtre d'affrontements locaux. C'est précisemment à Cañete, que Pedro de Valdivia a été assassiné par le chef Mapuche Lautaro tandis que l'indien Caupolican, lui était empalé par les conquistadors espagnols. 400 ans plus tard, la lutte continue.
Sophie Rouchon (www.lepetitjournal.com) d'après "El Mercurio". Mardi 21 novembre 2006
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