|
La Haute Cour de Justice a refusé à une Irlandaise le droit d'utiliser des embryons congelés, suite au refus du géniteur son ex-mari. La décision relance en Irlande le débat autour du droit à la procréation et du début de vie
Les élections gouvernementales approchent et l'équipe de Bertie Ahern évite d’aborder toute question trop sensible. Une nouvelle législation sur la fécondation in vitro en fait partie, autour du très controversé débat sur le début de la vie. La semaine dernière, la Haute Cour de Justice vient de relancer le débat, en jugeant que l’embryon n’a pas le même droit de vie que le fœtus.
A l’origine du débat actuel, une mère qui souhaitait se faire implanter trois embryons congelés, malgré le refus de son ex-mari. Cette femme a déjà deux enfants : un premier conçu de manière naturelle en 1997, suivi en 2002 par un autre enfant, issu lui d’une fécondation in vitro. Au cours de ces traitements, d’autres embryons avaient été congelés et conservés par la clinique.
Besoin de lois
Séparée depuis de son mari, cette femme demande à pouvoir utiliser ces embryons, estimant qu’ils devraient bénéficier de la même protection juridique que des fœtus, soit un même droit de procréation. Mais, dans ce cas, devant le refus du géniteur, la Haute Cour a décidé qu’elle ne lui reconnaissait pas ce droit.
Même si on sait combien le débat sur le début de vie peut être passionné en Irlande, ce jugement met en lumière le besoin, aujourd’hui de lois sur la procréation et les droits des embryons.
Le débat est lancé. Le Juge McGovern a estimé que le choix devait revenir plutôt au Parlement ou à la population par voie de référundum, plutôt qu’à une décision de justice.
céline leoni (lepetitjournal.com) Dublin – 22 novembre 2006
|