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HOPITAUX - Un staphylocoque inquiétant |
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dimanche 19 novembre 2006 |
Le nombre de patients contractant un staphylocoque doré (MRSA) dans les hôpitaux irlandais est supérieur à celui des autres pays d'Europe du Nord. Ce phénomène est dû au manque de moyens que se donne le pays pour y faire face. Hôpitaux surchargés, patients parqués dans les couloirs, manque d’hygiène …
En Norvège ou au Danemark, les patients sont séparés les uns des autres. Aux Pays-Bas, les taux d'infections sont très bas et le recours aux antibiotiques parmi les plus faibles dans le monde. Tout patient admis venant d’un autre département néerlandais ou d’une usine d’abattage est automatiquement placé en quarantaine et testé. Et si un cas de staphylocoque doré de type MRSA est identifié dans une unité de soin, celle-ci est immédiatement fermée. En conséquence, les statistiques parlent d'elles-mêmes : sur une population de 4.6 millions en Norvège, seuls 4 cas ont été identifiés. Contre 600 en Irlande où leur nombre croît chaque année. Maladie cutanée Les symptômes d'une infection s'apparentent le plus souvent à ceux d'une maladie de peau. Le virus peut également atteindre les voix respiratoires, rénales et sanguines.
Une association de familles de victimes est entrée en campagne il y a 18 mois afin que des mesures soient prises et, mieux encore, pour que les patients sachent s’ils sont contaminés ou non. Sans réaction majeure de la part du gouvernement, les demandes d’indemnisation affluent dans les cabinets d’avocats et l’association se dit prête à entamer une procédure judiciaire contre d’Etat. Le mois dernier seulement, les services de santé ont annoncé le renforcement des équipes spécialisées pour lutter contre le virus et l'aménagement de chambres individuelles. Céline Leoni (lepetitjournal.com) - 20 novembre 2006
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