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VIN - Le sol roumain séduit les investisseurs étrangers |
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mardi 14 novembre 2006 |
Le marché roumain du vin se porte bien. En 2005, le secteur a rapporté 350 millions d’euros, 50 millions de plus que l’année précédente. Et 2006 s’annonce également profitable pour les viticulteurs. Une des raisons de cette croissance : beaucoup de sociétés viticoles de Roumanie ont été rachetées par des investisseurs étrangers, experts dans le domaine
Le vin roumain s’est affiné et on le retrouve un peu partout. Ici dans un bar à vins en Suisse (Photo : romanianwines.ch)
“Le potentiel du terroir roumain est énorme”, assure Guy Tyrel de Poix, producteur de vin français qui s’étonne encore d’être une des seules sociétés viticoles de France sur le sol roumain. Arrivé en 1993, Guy Tyrel de Poix s’est concentré sur l’image de marque de son domaine. “En soi, le vignoble roumain n’était pas susceptible d’être compétitif à l’étranger. Nous avons dû replanter nos propres pieds.”
L’homme possède une pépinière sur place dans laquelle il cultive des greffons qu’on ne trouve pas en Roumanie. 75% de la production s’écoule localement, et 25% s’exporte dans le monde entier. Argument majeur : une qualité appréciable à un prix plus que compétitif. “Nous vendons la bouteille à l’étranger au même tarif qu’en Roumanie, malgré les coûts de transport et de commercialisation” - lire l'interview de M. de Poix, dans nos archives du 15 septembre. Une concurrence bénéfique Succès aussi pour une autre entreprise étrangère, la société britannique Halewood. Le groupe est installé en Roumanie depuis 1997. Aujourd’hui, en relation avec 40 pays, Halewood est le premier exportateur de vins du pays et vend 6 millions de bouteilles par an, dont 4 millions à l’étranger. “Le terroir était de très bonne qualité et nous avons importé la technologie française et italienne. Nous travaillons en lien avec des pépinières étrangères et possédons 3000 barriques importées de France”, explique Mihai Chitic, le directeur commercial.
"Notre présence est bénéfique pour l’ensemble du marché roumain, estime M. Chitic, car avec la concurrence des étrangers, le vin produit par les Roumains est d’une qualité croissante. L’amateur roumain a aussi affiné ses goûts, avant les viticulteurs locaux produisaient un vin trop sucré.” L’entrée du pays dans l’Union européenne en janvier 2007 devrait attirer d’autres investisseurs étrangers dans le secteur. Les Italiens s’intéresseraient de très près à plusieurs terroirs. En Roumanie, 200 000 hectares sont consacrés à la vigne, ce qui place le pays au 7ème rang mondial. F.M. (www.lepetitjournal.com) 15 novembre 2006 |