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MUSIQUE - László Dubrovay fait de 1956 une émouvante composition |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 15-11-2006 23:00
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Le 20 novembre 2006 à 19h à l'Institut italien, l'orchestre de la radio hongroise dirigé par le chef français Philippe de Chalendar, interprètera en création mondiale "1956” de László Dubrovay.
Laszlo Dubrovay
Né à Budapest le 23 mars 1943, diplômé de l’Académie en 1966, László Dubrovay a étudié la composition puis continué ses études en Allemagne. Il fut élève de Karlheinz Stockhausen et Hans-Ulrich Rumpert. Puis il revient enseigner à l’Académie. László Dubrovay a réalisé de la musique électronique à l’ordinateur dans les studios de Freiburg, Stockholm, Bourges et Budapest. Sa Symphonia a été particulièrement remarquée et il a reçu de nombreux prix.
Il a composé 1956 sur des poèmes de Tibor Gyurkovics. Fortement marqué par les événements de 1956 qu’il a vécus avec toute l’exaltation de la jeunesse, le poète n’a jamais oublié les épisodes tragiques de ces journées-là, il était justement à Széna tér. Il avoue d’ailleurs qu’ils ont profondément marqué la suite de sa carrière. Il a été bouleversé par cet élan qui a alors porté tous les Hongrois et peiné de voir que très vite ils sont revenus à leurs divisions et à leurs vieux démons.
Plus qu’une œuvre de circonstance
Les sept mouvements symphoniques encadrent les poèmes de Tibor Gyurkovics qui sont récités par Gábor Koncz pendant que l’orchestre produit un fond sonore soulignant l’atmosphère différente de chaque poème.
Philippe de Chalendar confie qu’il a tout de suite été frappé par la grande clarté de la structure. Il précise que le troisième mouvement est le plus délicat à interpréter car il fait appel à la technique aléatoire qui illustre la complexité des événements combinés avec la vie quotidienne qui continue pendant ces journées. Cette juxtaposition donne à l’œuvre une dimension tragique exprimée ensuite plus traditionnellement par une marche funèbre. Pour le chef d’orchestre, ce système harmonique cohérent, cette mélodie au lyrisme contagieux et à la syntaxe appréciable ne sont pas fréquents dans la musique contemporaine, ce qui, joint à une science très complète de l’orchestration, donne toute son ampleur à une œuvre écrite pour toucher un vaste public.
Elle rappelle à beaucoup des jours de lutte et suscite toujours une grande espérance chez ceux qui ne cessent de croire que les combats pour la liberté sont éternels.
Colette Dehalle (www.lepetitjournal.com – Budapest) jeudi 16 novembre 2006
Institut culturel italien
1088 Budapest, Bródy Sándor utca 8)
Entrée gratuite mais sur réservation auprès : info@chalendar.com
www.chalendar.com
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