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Pour
commémorer le centenaire du séisme de Valparaíso en 1906, sismologues
chiliens et français organisaient un colloque international, du 6 au 8
novembre 2006. A cette occasion a été signée, la création del
"Laboratorio internacional asociado franco-chileno Montessus de Ballore"
Fernand de Montessus de Ballore Primer Director del Servicio Sismológico, 1908 – 1923
La coopération entre le Chili et la France en matière de sismologie, ne date pas d'hier. La création d'un nouveau laboratoire, qui associe le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l'Institut national des Sciences de l’Univers (INSU), l'Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP), l' École Normale Supérieure (ENS) et les Départements de Géologie et Géophysique de la Faculté de Sciences Physiques et Mathématiques de la Universidad de Chile, marque une nouvelle page. Trois grands séismes ont secoué la côte pacifique américaine en 1906, le premier le 31 janvier en Colombie-Equateur, le second le 18 avril 1906 à San Francisco, et le dernier le 16 août 1906 à Valparaíso. Dans les trois cas, ils ont provoqué la destruction de villes et un nombre important de victimes. Le Chili, un des pays les plus sismiques du monde, a décidé après le tremblement de terre de 1906 d’installer un réseau de stations sismologiques. Régulièrement modernisé, il fonctionne toujours aujourd’hui.
Prévenir les risques
Son installation et les recherches scientifiques associées avaient été confiées à Fernand de Montessus de Ballore, ingénieur français de l’Ecole Polytechnique de Paris, qui a vécu et travaillé au Chili jusqu’à sa mort. Depuis cette époque le Chili a maintenu, comme pour d’autres spécialités scientifiques, des relations étroites en sismologie avec la France et l’Europe. Si les recherches sur les sources sismiques et les processus de subduction ont fourni beaucoup d’informations sur les mécanismes de la génération des tremblements de terre, ces derniers échappent encore à la possibilité de prédiction précise. L'objet de la conférence qui vient de se dérouler à Santiago, a été de faire le point sur dernières avancées dans ce domaine, liées essentiellement à des mesures de plus en plus précises de la déformation de la croûte terrestre. Un nouveau laboratoire Le nouveau laboratoire franco-chilien va s'attacher particulièrement à la prévention des risques associés aux tremblements de terre, dans les zones urbaines, ainsi qu'à la détection des séismes qui pourraient causer des tsunamis. Trois régions seront particulièrement visées: la región Norte-Chile, avec la lagune de Tarapacá; la región Central-Chile, et les lagunes de Coquimbo au nord et de Constitución-Concepción au sud ainsi que la région métropolitaine, de Santiago.
L'objectif est d'essayer d'anticiper dans ces trois zones à très haut risque, dont on sait qu'elles sont proches de la rupture. Un constat effectué par les chercheurs depuis déjà 10 ans et qui fait un peu trembler. Sophie Rouchon (www.lepetitjournal.com Santiago) lunid 13 novembre 2006
Informations complémentaires:
http://www.dgf.uchile.cl/montessus
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