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Professeur d'ingénierie informatique à l'Université Diego Portales, Tomas Barros est rentré depuis un an de Sophia-Antipolis, la "Sillicon valley" de la Côte d'Azur où il a suivi un doctorat en informatique. Il aime la musique, le sport, et le respect de la vie privée. A Nice, il était comblé
La Baie des anges lui allait très bien
"C'est pour lire de la littérature française en version originale, que j'ai pris des cours à l'Institut Chiléno-francès, puis parlant un peu français, je me suis dit: pourquoi ne pas faire un doctorat en France? " C'est ainsi que Tomás Barros, s'est envolé avec une bourse, en octobre 2002 pour l' Institut national de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA) de Sophia-Antipolis, la "Silicon valley" française, nichée dans les pins au-dessus d'Antibes (06).
Cet informaticien de haut vol, amateur de littérature et de musique semble avoir mené une vie de rêve sur la Côte d'azur. Il commence par louer un studio dans le Vieux-Nice puis partage un appartement dans le centre: "Quand je suis arrivé à l'INRIA, j'étais le seul Chilien parmi des Mexicains, Israéliens, Vietnamiens et biens sûr de nombreux Français. Puis au cours des trois ans, il y a eu des accords avec la Conycit, ici au Chili. Nous étions huit, à la fin. Dans l'ensemble, j'ai surtout connu des chercheurs et des étudiants", précise ce garçon réservé qui a apprécié la manière française de respecter la vie privée, que d'autres, dit-il, considèrent comme de la "froideur".
Conscient d'avoir vécu un peu dans une bulle dorée, il semble avoir profité de tous les attraits de la région: ski, voile, tennis canyoning, il a tout essayé et s'est aussi beaucoup déplacé en France et en Europe.
Serveurs peu serviables
Il n'y a que les serveurs de restaurants qui n'aient pas trouvé grâce à ses yeux: "Ils sont franchement désagréables", insiste t-il. Entre la mer et la montagne des alentours de Nice, ce "Santiaguinais" n'a pas été trop dépaysé, d'autant que le vrai choc culturel, il l'avait vécu auparavant au Japon, en deux ans d'échange universitaire.
Finalement, il se serait bien fait sa petite place au soleil de la Côte d'Azur, parmi ces Français, sportif (dit-il!) et qui comme lui, aiment parler politique (au contraire de ses jeunes compatriotes, selon lui). Toutefois, il a dû réajuster l'image du Français intellectuel qu'il avait en tête: "Il n'y a qu'à voir la télévision, sourit-il, les programmes sont aussi stupides qu'au Chili, sauf ceux de "Arte""!
Mais il n'a pas eu trop à hésiter et s'est vite décidé lorsqu'on l'a appelé du Chili fin 2005 pour l'engager comme professeur à l'université Diego Portales: "Après trois ans, je n'ai pas retrouvé le même Santiago. Il y avait des métros et des autoroutes que je ne connaissais pas. Mais le plus frappant c'est que j'avais quitté un pays machiste et je suis revenu, en novembre 2005 pour élire une femme Président!" s'enthousiasme t-il. Sophie rouchon (www.lepetitjournal.com - Santiago) 17 novembre 2006
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