| Ecrit par BUDAPEST,
le 09-11-2006 23:00
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Le 11 novembre, il est traditionnel dans de nombreux pays européens de manger de l’oie, aux marrons ou accompagnée de chou rouge. Ce volatile est à jamais lié à la saint Martin
L'oie de la Saint Martin
Martin est né en 316 à Sabaria, l’actuelle Szombathely à l’ouest de la Hongrie. Il suit son père, officier de l’armée romaine, au gré des affectations, principalement à Pavie. Il entre lui-même à 15 ans dans l’armée. Un jour de grand froid il rejoint sa garnison à Amiens, et près de la ville il rencontre un mendiant grelottant. Comme il avait déjà distribué tout son argent en aumônes, il décide de couper son manteau en deux. Il se convertit par la suite au christianisme et se fait baptiser. Après plus de 25 ans d’armée, Martin s’installe sur un domaine gallo-romain qu’Hilaire évêque de Poitiers lui a cédé.
Il y crée en 361 le petit ermitage de Ligujé, à quelques km de Tours, c’est la première communauté monastique en Gaule. En 372 il fonde dans la même région l’abbaye de Marmoutier, grand centre de diffusion du christianisme.
Entre-temps, il avait été consacré évêque de Tours. On raconte que pour éviter cette nomination il s’était caché dans un troupeau d’oies mais leurs criaillements le dénoncèrent, nul n’ignore qu’elles sont promptes à donner l’alarme… Par dépit il en fit rôtir une sur place ! On dit aussi que les habitants l’enlèvent et le proclament évêque malgré lui en juillet 1471. D’autres pensent que l’évêque de Tours avait une oie pour emblème. Il mourut en 397 à Candes en Touraine. La même année son disciple Sulpice Sévère écrit une Vie de saint Martin où sont exaltés son activité d’évangélisation et ses premiers miracles.
Une réalité moins fantaisiste
Cette fête tombe en novembre, au moment où les oies sont grasses à souhait pour être consommées. Au Moyen Âge c’était une fête très importante qui ouvrait la période des dernières grandes foires de l'année, nos actuels marchés de Noël en sont le bien modeste héritage.
On goûtait aussi le vin nouveau, c'était en outre l'occasion de renouveler les baux de fermages et d'engager les ouvriers agricoles à l'année. Fêter la saint Martin c’est avant tout synonyme de bonne chère. C’est de nos jours encore une réjouissance familiale même si les gens se rendent de plus en plus au restaurant. Nous en citons quelques-uns à Budapest où il sera possible de célébrer comme il se doit la saint Martin.
Colette Dehalle (www.lepetitjournal.com – Budapest) vendredi 11 septembre 2006 Biarritz Étterem, V Budapest, Kossuth tér 18, tél 3114413
Bock Étterem, VII Budapest, Erzsébet krt 43-49, tél 321 0340
Hotel Flamenco restaurant, XI Budapest, Tas vezér u 3-7, tél 889 5660
Kárpátia Éttere; V Budapest, Ferenciek tere 7-8, tél 317 35 96
Nádor Magyaros Borétterem, V Nador u 30, tél 302 3086
Sans oublier le Skanzen de Szentendre (26) 502 500
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