| Ecrit par BUDAPEST,
le 05-11-2006 23:00
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Les commémorations pour le cinquantième anniversaire de la Révolution hongroise de 1956 ont pris fin samedi 4 novembre. L'opposition de droite a notamment réuni 60.000 de ses sympathisants en mémoire des victimes de l'oppression communiste, mais sans oublier de faire référence à l'actualité récente et aux troubles du 23 octobre dernier
Marche silencieuse (Photo LPJ)
Les dernières manifestations pour la commémoration du cinquantière anniversaire de la Révolution hongroise de 1956 se sont terminées samedi dans le plus grand calme, contrairement à ce que les forces de l’ordre hongroises avaient annoncé. C’était oublier qu’ici, le 4 novembre n’est pas considéré comme un jour de fête mais plutôt comme jour de deuil national.
Parallèlement aux cérémonies officielles organisées par le gouvernement socialiste-libéral, plus d’une trentaine de manifestations se sont déroulées dans différents lieux de Budapest.
Recueillement et solennité
Le rassemblement le plus important a été organisé par la droite. Le Fidesz avait réuni plus de 60.000 de ses sympathisants devant le très symbolique musée de la Terreur - jadis siège de la redoutée police secrète communiste AVH, justement converti en musée après la chute du communisme par le gouvernement de droite de 1998-2002. Avec ce choix, certains estiment d'ailleurs que Viktor Orban, le leader de la droite, tente d'insinuer une comparaison entre le gouvernement socialiste actuel, démocratiquement élu, et les anciens oppresseurs communistes. Munis de bougie ou de torche, les manifestants ont marché jusqu’au lieu où le FIDESZ avait tenu son meeting le 23 octobre dernier, lorsque les manifestations avaient dégénéré.
Dans un profond silence de recueillement, ils ont suivi une banderole où était inscrit "la vérité vous libère, 1956-2006" - référence directe au Premier ministre Ferenc Gyurcsany. Sur fond de marche funèbre et d'hymne national, la foule a commémoré les victimes tombées sous les coups des chars soviétiques revenus en Hongrie, le 4 novembre 1956.
Mais, samedi, le défilé du Fidesz se voulait aussi à la mémoire des blessés du 23 octobre dernier.
Cécile Vrain (www.lepetitjournal.com) Lundi 6 novembre 2006
L'extrême droite manifeste aussi
A Szabadsag tér, là même où les premières émeutes avaient éclaté, le Jobbik, un des partis d’extrême droite a réuni 400 des siens qui ont exigé que le monument érigé à la mémoire de l’Armée rouge, qui a libéré Budapest de l’occupation nazie en avril 1945 et qui trône au cœur de cette place, soit enlevé.
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