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Christina, étudiante grecque en quatrième année d’Etudes Européennes à l’Université de Panteio, a assisté au Colloque de l’IFA sur le thème des "droits sociaux dans les instruments européens et internationaux". Elle nous en livre ici un bref compte-rendu et sa vision de la situation dans son pays
Les 23 et 24 octobre derniers, et ce pour la troisième année consécutive, l’IFA a accueilli un colloque international sur le thème "Les droits sociaux dans les instruments européens et internationaux", organisé par le Centre de Droit comparé et européen du travail de l’Université Démocrite de Thrace, en collaboration avec le Conseil de l’Europe, l’Université Robert Schuman de Strasbourg et l’IFA.
Les professeurs présents se sont interrogés sur l’émergence et l’application des droits sociaux au niveau national et international : droit du travail, égalité des chances, protection sociale des enfants et personnes âgées, protection contre la pauvreté, etc. Les grands textes fondateurs ont été examinés et comparés : la Charte Sociale Européenne, la Convention européenne des droits de l’Homme, le Pacte de l’ONU sur les droits économiques, sociaux et culturels, la Charte américaine et africaine. Au niveau national, la discussion a porté sur l’application des droits sociaux, la façon dont ceux-ci sont définis dans les textes internationaux, et, plus particulièrement, sur leur écho dans la jurisprudence.
Que constatons-nous en Grèce ?
L’article 28 de la Constitution grecque reconnaît la supériorité des textes internationaux. Pourtant, au quotidien, on remarque que les droits des handicapés ne sont pas assurés : ils ne participent pas à la vie de la communauté et ne sont pas intégrés socialement. Pour preuve, leur difficulté à trouver du travail et l’impossibilité pour eux de se déplacer en ville du fait de l’inexistence des trottoirs praticables dans de nombreux quartiers. De la même manière, les règles de protection et d’assistance des étrangers en Grèce nécessiteraient un gros travail d’ajustement.
Comment contrôler la mise en pratique ?
Le contrôle de l’application des droits est un sujet vraiment essentiel. Est-il possible de contrôler l’application, à l’intérieur des pays membres, des règles de l’OIT (Organisation internationale du travail) ou d’autres organes européens et internationaux ? Une question qui reste en suspend compte tenu des sacrifices économiques qu’elle implique.
Cette rencontre a su mêler une action de sensibilisation à la confrontation d'idées, dont il peut résulter d'importantes avancées. Le public, constitué d’initiés et de non initiés, a ainsi eu l’opportunité d’entendre les analyses, les opinions et les questions de spécialistes venus des quatre coins du monde. Les Universités de Nantes, Strasbourg,Toulouse, Tokyo, Lisbonne, du Québec à Montréal, de Messine, de Caen, de Thrace, de Macédoine, d’Athènes étaient représentées ainsi que des organes européens, à travers, notamment, J.M. Belorgey, président du Comité européen des droits sociaux.
Christina P. (www.lepetitjournal.com – Athènes) 2 novembre 2006
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