|
SOCIETE - Les OGM en question |
|
| Ecrit par BUDAPEST,
le 14-11-2006 23:00
|
|
Alors que la Hongrie a
totalement interdit le commerce des produits OGM en 2005, un nouveau
décret européen autorise la commercialisation de certains types de maïs
transformés. Au ministère hongrois de l’Agriculture, on préfère
attendre les conclusions des recherches du Bassin des Carpates
Le ministère de l’Agriculture a décidé d'interdire le commerce des produits OGM en 2005. Mais comme le maïs transformé a été autorisé dans l’Union Européenne, cette interdiction n’est désormais que temporaire selon le droit européen.
La Commission européenne estime que les recherches scientifiques n’ont pas prouvé que la production et la commercialisation étaient vraiment dangereuse au poin de l’interdire complètement.
Pourtant la Hongrie n’a pas l’intention de lever la consigne même si pour cela elle doit être en désaccord avec l’Union et les lobbys agricoles. Pour le moment le cabinet hongrois maintient l’interdiction jusqu’a la fin des recherches et des analyses d’impact sur d’éventuelles conséquences sur l’environnement et la biosphère du Bassin des Carpates.
Selon les premieres expériences effectuées par les chercheurs il est fort probable que l’introduction des OGM et en particulier de ce nouveau type de maïs pourrait représenter un danger réel premièrement pour la végétation.
Nature marchande ?
Si la Commission exigeait malgré tout la libéralisation du marché des OGM ce serait entièrement contraire aux principes européens qui défendent avant tout l’état original de la nature. Ces derniers temps de plus en plus de produits OGM se retrouvent sur le marché européen et sur lesquels, aucun contrôle de sécurité alimentaire n’a été fait.
D’ailleurs, le ministère hongrois de l’Agriculture veut renforcer les contrôles aux postes frontières et dans le commerce intérieur hongrois. D'un point de vue puirement marchand toutefois, il serait très avantageux de maintenir l’interdiction totale. En effet, dans les pays où ces produits sont autorisés, les produits agricoles dits bio sont très recherchés avec des prix en conséquence…
Cécile Vrain (lepetitjournal.com – Budapest) mercredi 15 novembre 2006
|