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FETE NATIONALE – Un "non" comme fierté nationale |
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vendredi 26 octobre 2007 |
C’est un "ochi", franc et décidé, accompagné de ce mouvement de tête si caractéristique, qui a marqué l’histoire grecque et que le pays fête chaque année, le 28 octobre, avec toujours autant d’enthousiasme.
Le drapeau grec, à l'honneur dimanche, 28 octobre 2007
Demandez donc aux Grecs de vous raconter l’histoire de ce "non", c’est pour eux une grande fierté. Ce jour férié vient commémorer le rejet de l’ultimatum italien par Ioannis Metaxas, alors dictateur de la Grèce, le 28 octobre 1940. L’ultimatum, proféré par Grachi, alors ambassadeur italien en Grèce, imposait au pays l’entrée des forces de l'Axe sur son territoire et l’occupation de certaines places stratégiques. Jusqu’alors neutre, la Grèce refuse catégoriquement et choisit d’entrée courageusement en guerre aux côtés des Alliés. Les troupes de Mussolini, stationnées en Albanie, ont alors attaqué les frontières grecques. Les italiens se heurtent cependant à la petite armée grecque, cinq fois plus petite, qui forme un véritable mur. La bataille fera rage pendant 160 jours dans les régions enneigées et montagneuses de l’Epire. Ce sont finalement les troupes allemandes, venues en renfort, qui parviendront à venir à bout de ses irréductibles grecs et à envahir le pays. Les historiens racontent que cet acharnement des Grecs a joué un rôle important dans le cours de la Deuxième Guerre Mondiale, retardant ainsi les nazis, en route vers l’Egypte. Le pays sera totalement dévasté par la guerre. Sans dessus dessous Les festivités débutent la veille dans les écoles avec des pièces de théâtre jouées par les enfants qui retracent les faits de cette journée historique. Le jour J, le drapeau grec est installé à toutes les fenêtres, présent dans toutes les mains et même accroché aux voitures. De nombreuses parades d’enfants ont lieu à travers le pays dont la plus importante à Thessalonique, menée par les forces de l’armée grecque. L’Eglise orthodoxe participe également très activement à cette fête suivie par l'ensemble de la population. Delphine Millet Prifti (www.lepetitjournal.com - Athènes) 26 octobre 2007 |