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COMMEMORATIONS - La police tire des balles en caoutchouc sur les manifestants |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 23-10-2006 23:00
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Hier après midi, les tensions perceptibles que l’on pouvait sentir dès la matinée aux alentours du Parlement pour les commémorations de la révolution de 56 ont nettement dégénéré. Récit d'une journée mouvementée...
Les forces de police étaient très présentes hier (Photo LPJ)
Chose promise... non dûe !Contrairement à ce qu’il avait affirmé, le gouvernement a fait évacuer par la police et des commandos cagoulés, dans la nuit de dimanche à lundi, les manifestants qui avaient été parqués depuis vendredi soir sur le côté de la place du Parlement. Les forces de l’ordre en ont profité pour placer des barrières métalliques dans les rues avoisinantes à une distance de 200 m du parlement pour empêcher tous les manifestants et simples curieux d’approcher.
Dès les premières heures, la police a effectué des arrestations musclées. Toute la journée, des camions à eau et des bus remplis de policiers ont sillonné la ville alors que des hélicoptères survolaient Budapest. Des manifestants ont réussi à percer un cordon de police et à pénétrer dans une des rues interdites au public près du Parlement. Les forces de l’ordre ont immédiatement réagi en refoulant violemment le groupe des manifestants, composé de jeunes excités d’extrême droite mais aussi de curieux et de familles en promenade.
Gyurcsany recule
Une débandade terrible s'en est suivi, chacun tentant de se protéger des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc tirées par des policiers manifestement sur les nerfs. Les camions à eau envoyaient un mélange d’eau et de peinture afin de repérer plus facilement les fauteurs de trouble. Des batailles rangées ont eut lieu entre les forces anti-émeutes et les manifestants d’extrême droite mais pas seulement, sur les places Deak et Erzsebet envahies par la fumée des gaz. Peu à peu, l’énervement a pointé parmi les plus pacifiques qui ont accueilli à coup de sifflet les renforts de la police arrivés à cheval.
En fin d’après midi, on a appris que le Premier ministre avait décidé d’annuler sa participation, prévue à 20h, à l’inauguration d’un monument dédié à la Révolution de 56 sur la place des Héros. Vu la situation extrêmement chaude qui règnait hier soir à Budapest, Ferenc Gyurcsany a décidé de ne pas sortir de son camp retranché, c’est-à-dire du parlement. Les manifestants s’étaient donnés rendez-vous sur les lieux pour troubler la cérémonie... Ils ont certainement été déçus.
Cécile Vrain (www.lepetitjournal.com – Budapest) mardi 24 octobre 2006
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