| Ecrit par Betty RUBY,
le 23-10-2006 23:00
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Installée rue Dansaert, dans l’artère trendy de Bruxelles, Alexandra Paszkowska crée Y-dress, une collection à son image : pétillante, originale et astucieuse. Ses vêtements multifonctions, nés de l’observation de notre monde pressé, sont une invitation à inventer sa mode
Une mode pleine d'humour pour les nomades urbains (Photo : Gilles Rentiers)
Alexandra Paszkowska n’attend pas qu’une autre dessine ce qu’elle veut. 'Je le fais moi", sourit-elle. Et elle ne porte que ce qu’elle crée. Aujourd’hui, c’est une longue jupe noire dont l’imprimé est un "accident" : elle s’est assise sur de la peinture fraîche. Cette (més)aventure lui a donné l’idée d’un kit pot de peinture+jupe, pour un graphisme unique et personnel, à réaliser soi-même. Toute la mode de cette Belge de 37 ans fonctionne sur ce principe, complètement hors tendances et à partir d’utopies ou même de blagues avec ses amis. "C’est plus que de la sape" assure la styliste dont la boule à zéro met en valeur le regard bleu. "Le vêtement s’inscrit dans un processus créatif de la part de celui qui le porte" explicite un flyer maison. Car loin des diktats des podiums et des magazines, c’est bien de liberté qu’il s’agit. Et liberté de mouvement, avec la viscose, le coton éponge, la maille...
Humour à porter
La marque Y-dress est la réponse à son projet de fin d’études à La Cambre, école de mode belge dont sont issus Olivier Theyskens —qui signait jusqu’à peu le prêt-à-porter Rochas, ou et Laetitia Crahay -aux accessoires chez Chanel. Il y a 10 ans, la Bruxelloise dessinait un T-shirt en forme de "Y" : le ton était donné. Aujourd’hui, dans son vestiaire en mutation permanente, un sarouel devient un top aux manches chauve-souris, sur une robe, des zips rendent les manches amovibles, un jupon de tulle, à stocker roulé sur lui-même, offre du volume et un air de princesse à une robe tube... En blanc, elle fera une robe de mariée de dernière minute !
Pour que les jeux de coulisses et de superpositions ne deviennent pas des casse-tête, les étiquettes montrent les différentes façons de porter les vêtements. Alexandra commence à penser aux hommes avec des pulls réversibles (facile) et cherche une technique pour qu’en teignant un T-shirt blanc un motif soit révélé (compliqué). A la tête de sa petite entreprise, elle ne se prend toujours pas au sérieux et voudrait simplement voir ses vêtements usés. Claire ROCHER. (www.lepetitjournal.com) 24 octobre 2006
www.ydress.com www.belgianonlinefashion.be
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