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PORTRAIT - Rakosi, un Stalinien pur et dur |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 30-10-2006 23:00
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Rakosi, à la réputation de stalinien pur et dur, s'est enfui en Union Soviétique lors du soulèvement de 1956, et a été remplacé par un autre stalinien Erno Gerö à son poste de secrétaire général du parti communiste hongrois.
(photo : http://library.thinkquest.org)
Né en 1892, Matyas Rakosi a servi durant la guerre de 14-18 dans l'armée austro-hongroise et a été fait prisonnier par les Russes. Comme d'autres, lors de son séjour en Russie il s'est converti au marxisme. Après des allers-retours entre la Hongrie et la Russie puis l'Union Soviétique, il s'installe en 1945 en Hongrie, lorsque celle-ci est libérée de l'occupation allemande par l'armée rouge.
Matyas Rakosi est rapidement nommé secrétaire général du parti communiste hongrois puis Premier ministre après des élections en 1947 qui font du PC la première force politique du pays. Il règne d'une main de fer et "soviétise" la Hongrie. Lorsque son ami Laszlo Rajk, créateur de la redoutable police secrète hongroise AVH, commence à critiquer Staline pour ses tentatives d'imposer ses pratiques à Budapest, Rakosi le fait arrêter pour haute trahison puis exécuter.
Ses méthodes musclées vont se solder par quelque 2 000 exécutions, plus de 100 000 personnes incarcérées et des dizaines de milliers exclues du parti communiste pour l'avoir critiqué. Sa politique économique entre moyens de production détériorés et agriculture laissée à l'abandon a été un échec.
L’impact de la mort de Staline
Après la mort en mars 1953 de Staline, Matyas Rakosi est remplacé au poste de Premier ministre par Imre Nagy. Il reste néanmoins à la tête du Parti, poste à l'époque communiste plus important que celui de chef du gouvernement. Une lutte acharnée pour le pouvoir a commencé entre les deux hommes.
Nagy fut renvoyé en avril 1955. Après le discours de février 1956 de Khrouchtchev dénonçant le culte stalinien de la personnalité dans certains pays du bloc soviétique, Rakosi finit par quitter son poste et s'enfuit lors de l'insurrection d'octobre, une nouvelle fois en URSS où il vécut encore 15 ans. Il fut toutefois exclu du Parti communiste en 1962.
(www.lepetitjournal.com – Budapest) Mardi 31 octobre 2006
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