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PORTRAIT - Janos Kadar le contre héros de 56 |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 01-11-2006 23:00
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Janos Kadar, l'homme installé par les Soviétiques pour normaliser la Hongrie après le soulèvement de 1956, a fait par la suite évoluer le pays en "douceur" vers un communisme moins strict.
(Photo : http://www.dictatorofthemonth.com)
Plus jeune que les autres protagonistes des événements de 56, Janos Kadar est né le 26 mai 1912 dans une famille de paysans pauvres et a fait ses premiers pas en politique comme militant du parti communiste. Il a connu plusieurs fois la prison avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale. Puis, il fait carrière ensuite dans la police de Budapest et succède comme ministre de l’Intérieur à Laszlo Rajk. En 1951, Kadar est arrêté pour avoir soutenu les idées du leader yougoslave Tito, torturé et envoyé en prison pendant trois ans par le "Staline hongrois" de l'époque Matyas Rakosi. Réhabilité en 1954, il devient premier secrétaire du Parti communiste hongrois le 25 octobre 1956 après l'éclatement de l'insurrection contre l'occupation soviétique.
Sa carrière après 56
Soutenu par l'URSS,
Kadar forme un nouveau gouvernement et écrase le soulèvement grâce aux chars soviétiques. La répression qui suit est brutale. Nagy, à qui, selon les historiens occidentaux, Janos Kadar avait promis la vie sauve, est exécuté deux ans plus tard.
Honni par la population lorsqu'il prend les rênes du pouvoir après le soulèvement raté, il réussit néanmoins à faire souffler un vent nouveau. En 1961, Kadar lance son fameux "qui n'est pas contre nous est avec nous", formule inversée de celle de Staline. Il tend la main aux intellectuels, vide les prisons, utilise pleinement la marge de manoeuvre laissée par Moscou, qui voit en lui le garant de la stabilité, et introduit une dose de libéralisation. C'est le début du "Kadarisme". En 1963 il amnistie tous les insurgés de 1956. A partir de 1968, il démarre les premières réformes économiques, les plus audacieuses dans le bloc de l'Est à l'époque et introduit certains mécanismes de marché. Son programme économique et social, rebaptisé "socialisme à la goulasch", apporte aux Hongrois un confort incontestable. Mais 20 ans plus tard, c'est lui qui a freinera les réformes politiques.
Après 32 ans de pouvoir, il se retire en mai 1988. Il est décédé le 6 juillet 1989 à 77 ans à Budapest.
CV (www.lepetitjournal.com - Budapest) Jeudi 2 novembre 2006
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