|
Du haut de ses 5.286 mètres, l’Iztaccíhuatl, troisième sommet du Mexique, offre de nombreuses possibilités de randonnées en altitude, dans un paysage lunaire fait de rocaille et de glace. Une destination incontournable pour les accros de montagne, à seulement 70km de Mexico
Au sommet de l’Iztaccíhuatl, une vue incomparable sur la vallée de Mexico (Photos : LPJ - VB)
Il était une fois une princesse aztèque, Mixtli, éprise d’un valeureux guerrier du nom de Popoca. Lorsqu’un jour Popoca fut appelé au combat, Mixtli se donna la mort, pensant ne plus jamais le revoir. Victorieux, Popoca tomba dans un profond désespoir en apprenant la nouvelle. Inconsolable, il recueillit le corps inerte de sa promise, l’allongea en haut d’une montagne puis s’installa sur un sommet voisin, torche à la main, pour une longue, longue veillée mortuaire…
De cette légende bien connue des Mexicains découlent les noms de deux plus célèbres montagnes de la vallée de Mexico : le Popocatépetl ("montagne fumante", en nahuatl) et l’Iztaccíhuatl ("femme blanche"). Un couple de volcans mythique situé au cœur d’un parc national magnifique, à 70 kilomètres seulement du Distrito Federal.
Quatre pics en enfilade
Si le Popocatépetl, depuis son regain d’activité en 1994, est interdit d’accès, l’Iztaccíhuatl, totalement éteint, offre de nombreuses possibilités de trekkings relativement abordables. Chaque week-end, des dizaines d’amoureux de montagne s’élancent ainsi sur ses pentes, entre dénivelés sablonneux, rochers et neiges éternelles, en quête de grand air et de sensations fortes.
Visible par temps clair depuis le D.F., "l’Izta" comprend quatre sommets alignés du nord au sud, dont les noms font référence au corps de la princesse Mixtli : La Cabeza (la tête), El Pecho (la poitrine), Las Rodillas (les genoux) et Los Pies (les pieds). Le plus haut des quatre, El Pecho, culmine à 5.286 mètres d’altitude. Cela en fait le troisième plus haut sommet du pays, derrière le Pico de Orizaba (5.610 mètres) et le Popocatépetl (5.452 mètres).
Une nuit en altitude
Pour atteindre le sommet de l’Iztaccíhuatl, vous devrez passer une nuit en altitude, dans un refuge rustique accueillant des "lits" superposés faits en simples planches de bois. Ambiance conviviale et courte nuit assurées, notamment les samedis soirs !
Question marche à pied, la montée jusqu’au refuge, de trois heures environ, ne comprend pas de grande difficulté, en dépit du dénivelé. La partie finale de l’ascension, effectuée très tôt le matin afin de profiter du lever du soleil, est un peu plus technique, sans être effrayante. D’une durée de quatre heures environ, elle nécessite une assez bonne condition physique, en raison de l’altitude et du manque d’oxygène.
Attention enfin : à moins que vous ne soyez un alpiniste chevronné, la présence d’un guide est vivement recommandée pour vous attaquer aux derniers mètres de "l’Izta". Le climat, sur les pentes du volcan, est en effet capricieux. Et chaque année ou presque, des personnes meurent lors de l’ascension, victimes du froid, du brouillard ou bien de chutes.
Valentin BONTEMPS. (www.lepetitjournal.com) 20 octobre 2006 Renseignements pratiques
Pour l’ascension de l’Iztaccíhuatl, les guides demandent généralement de 1.500 à 3.000 pesos par personne, en fonction de la taille du groupe. Ce prix comprend le matériel (casques, bâtons et éventuellement crampons) l’eau et la nourriture. Voici quelques contacts d’alpinistes confirmés, qui offrent leurs services aux grimpeurs amateurs :
Javier Leyva Ceballos (basé dans le D.F.) : monte_kailas@hotmail.com
Mario Andrade (basé dans le D.F.) : moutainup@hotmail.com
José Luis Ariza (basé à Amecameca) : 597 – 978 – 13 – 35
Si vous pensez vous lancer sur les pentes de l’Iztaccíhuatl en passant par le Paso de Cortes (passage naturel par où le conquistador arriva avec ses troupes, en 1519) vous devrez franchir un barrage militaire. Pour cela, n’oubliez pas de vous procurer l’autorisation du Bureau du Parc National Iztaccíhuatl-Popocatépetl. Ce dernier se trouve à Amecameca, près du marché.
|