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Né au Brésil mais ayant passé la majeure partie de sa vie en France, l’aviateur Santos Dumont est une personnalité encore vivante dans le coeur de nombreux Brésiliens. Il était cette année à l’honneur de la Semaine de la Science et de la Technologie
Si Santos Dumont est toujours aussi célèbre autant au Brésil qu’en France, c’est pour sa persévérance dans les essais aériens plus que par sa réussite dans la création de ses modèles ! Né en 1873 à São Paulo, cet aviateur a passé 30 ans de sa vie à Paris (1898-1928). Ces années en France lui ont permis de se découvrir une passion pour l’aéronautique. Grâce à une fortune personnelle importante, Santos Dumont a pu expérimenter et créer de nombreux modèles de dirigeables, aéroplanes puis monoplaces. Il fut même le premier homme à voler à bord d’un ballon dirigeable à moteur à essence, qu’il avait lui-même créé. En 1901, il participe à une compétition organisée par Henri Deutsch de la Meurthe, qui consiste à aller de Saint-Cloud à la Tour Eiffel en moins de 30 minutes. Il gagne le prix et remporte les 10.000 francs promis, qu’il remet à ses ouvriers. Dès lors, sa notoriété gagnera du terrain, et Santos Dumont sera reconnu pour sa persévérance et son audace. En effet, rien ne l’effraie ! Il décide de se consacrer désormais aux engins à moteur, mais ne parvient à effectuer que de petits vols, qui rasent l’herbe... Ecoeuré par les avions militaires Pourtant, le 23 octobre 1906, il réalise un vol de 60 mètres de distance ! Une première pour l'époque. Encouragé, il construit un biplace de 50 CV, le 14 bis, qui l’emmenera à 41,3 km/heure sur une distance de 220 mètres. C’est le premier record du monde d’aviation ! Il crée par la suite les fameux moteurs "Antoinette", qui ne le mèneront pas loin... Cependant, toujours aussi tenace, il décide ensuite de se lancer dans la construction des "Demoiselles", petits monoplaces motorisés, qui lui vaudront un franc succès. Généreux de nature, il offre les plans de constructions de ces appareils à qui est intéressé. Bientôt, sonne l’heure de la Première Guerre mondiale, et retentit le bruit des avions militaires. Ecoeuré de voir les objets de sa passion utilisés à des fins guerrières, il cesse peu à peu la construction, et laisse volontiers la place aux frères Voisins ou Louis Blériot. Ceux-ci reprendront le flambeau, en menant l’aviation vers ce qu’on connaît aujourd’hui. Une passion encore vivante En 1928, atteint d’une sclérose en plaques, Santos Dumont rentre au Brésil, à Rio de Janeiro. Il participe encore à quelques meetings mais bientôt s’efface de la vie publique et finit par se suicider le 23 juillet 1932. Il est toujours très présent dans le coeur des Brésiliens, qui rendent souvent hommage à son goût pour l’aventure et la technologie. Il vient notamment d'être à l’honneur de la Semaine de la Science et de la Technologie au Brésil : des répliques de ses constructions et des documentaires ont été présentés aux visiteurs dans de nombreuses villes du pays, car tout le monde aimerait voir les nouvelles générations adopter un tel esprit d’initiative ! Julie LE PHUEZ. (www.lepetitjournal.com - São Paulo) 20 octobre 2006
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