| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 03-05-2005 22:00
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Le Président de la République a affirmé hier sur France 2, qu'il comprenait les inquiétudes des Français. Il semble qu’après l’impression de dialogue de sourd qu’avait laissé le débat télévisé sur TF1 il y a 2 semaines, le Président ait pris conscience des préoccupations des français.
Le Président de la République donne de nouveaux arguments en faveur du «Oui». (Photo AFP)
Devant les auditeurs de France 2, Jacques Chirac a essayé de convaincre une nouvelle fois les Français d'adhérer au projet de Constitution Européenne. Le chef de l’Etat a reçu hier au Palais de l’Elysée Arlette Chabot et David Pujadas. Il a souhaité manifester à ses concitoyens sa compréhension de leurs inquiétudes, tout en indiquant l’impossibilité de se dire européen et de voter « Non ».
Cette nouvelle intervention télévisée permet au chef de l’Etat, après l’échec du débat organisé sur TF1 avec 80 jeunes, de renforcer son plaidoyer pour le « Oui », mais aussi d’exposer de nouveaux arguments, plus proches des préoccupations de la population. Il a en effet affirmé que le texte de la Constitution Européenne renfermait des « garanties sociales », mais aussi que « toutes les politiques devront être marquées par une exigence sociale ». Pour Jacques Chirac, la Constitution « allie l'exigence d'un grand marché et l'exigence de l'harmonisation sociale ».
De nouveaux arguments en faveur de l’Europe
En mettant en avant le contenu social de la Constitution, le Président entend montrer aux réticents que l’acceptation du texte serait, au contraire de ce que ces derniers redoutent, une garantie pour le développement d’une «Europe sociale» et contre l’ultralibéralisme.
Alors que les estimations du «Oui» remontent en flèche, le dernier sondage Ipsos lui donnant 53% des intentions de votes, l’intervention du Président a voulu montrer que le texte était en adéquation avec les réalités hexagonales. Il a fait valoir que les représentants français se sont « battus pour la reconnaissance des services publics » dans le texte, et l’ont obtenue. Il a aussi qualifié la Constitution Européenne comme un texte « ni de droite ni de gauche », «vraiment la fille de 1789».
Le Président a aussi souligné, sans rien dévoiler de ses projets pour l’après 29 mai, que le vote pour la Constitution ne devait pas être « polluée par d'autres considérations », de politique intérieure s'entend.
L’évolution des arguments de Jacques Chirac a été saluée par le PS, qui estime que le Président a expliqué « aujourd'hui ce qu'il aurait dû expliquer depuis dix ans ».
Aurélie Marcillac (LPJ) 4 mai 2005
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