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MEDIAS - Journée de la Liberté de la presse : d’autres pages noires |
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| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 03-05-2005 22:00
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La 15ème Journée de la Liberté de la presse a été célébrée hier partout dans le monde. A cette occasion, l’association Reporters sans frontières a dressé le bilan de 2004 : encore 53 journalistes tués
Florence Aubenas est l'une des cinq journalistes toujours retenus en Irak. (Photo : AFP)
Les journalistes et les moyens de communication ont été célébrés hier dans le monde entier pour la 15ème Journée internationale de la Liberté de la presse. Une estrade pour les journalistes, qui rappellent à cette occasion les combats qu’ils mènent pour exercer cette profession particulière. Cheng Yizhong était notamment à l’honneur puisque ce rédacteur en chef d’un quotidien de Canton (Chine), qui cultive même dans son pays la liberté de ton et de choix de ses sujets, s’est vu décerner hier le prix mondial Unesco – Guillermo Cano pour la liberté de la presse.
Mais cette Journée était aussi pour Reporters sans frontière (RSF) l’occasion de présenter un bilan des plus sombres pour l’année écoulée : 53 journalistes ont été tués dans le monde et 107 autres emprisonnés courant 2004. L’association, qui a 20 ans cette année, s’est également montrée peu optimiste pour 2005 au vu des chiffres depuis janvier dernier : 11 morts et 107 toujours derrière des barreaux.
Les 34 « prédateurs »
Aux Etats-Unis ou en France, où la liberté de la presse est censée être un pilier, RSF s’est dit préoccupé par une nouvelle tendance : à plusieurs reprises, des journalistes refusant de divulguer leurs sources se sont récemment retrouvés devant la police ou les tribunaux.
Mais la plus grande source d’inquiétude vient des 34 « prédateurs de la liberté de la presse » répertoriés par RSF, qui ont déclaré la guerre aux médias libres. Souvent membres, ou du moins liés, au pouvoir en place, on les trouve (en vrac) dans les pays suivants : Gambie, Corée du Nord, Népal, Côte d'Ivoire, Bangladesh, Colombie, Syrie, Chine, Zimbabwe, Birmanie, Arabie Saoudite, Cuba, Erythrée… Entre autres.
Le plus grand bourbier de l’année pour les journalistes, l’Irak, n’a toutefois rien d’institutionnel. Depuis ses débuts il y a un peu plus de deux ans, ce conflit est devenu le plus meurtrier après la guerre du Vietnam, avec 56 journalistes tués. L’Irak est également le paradis des preneurs d’otages : 29 reporters séquestrés depuis le printemps 2003 et cinq toujours retenus, dont la Française Florence Aubenas.
Camille VAYSSETTES. (LPJ) 4 mai 2005
Le site de Reporters sans frontières
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