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ENTREPRISES - Ecti en Argentine, un bénévolat de l'expertise française |
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mardi 03 mai 2005 |
Ecti, Professionnels Seniors Bénévoles, est un réseau d’experts en France et à l’étranger aux caractéristiques très particulières. Lepetitjournal.com a rencontré Jerôme Pascual, son nouveau délégué en Argentine, aux commandes de l'association depuis le début de cette année
Jerôme Pascual, nouveau délégué Ecti en Argentine. (Photo : LPJ)
Ecti rassemble d’anciens cadres et dirigeants en entreprise ou en administration, ayant quitté il y a peu leur activité professionnelle. Consulté par lepetitjournal.com, son nouveau délégué pour l’Argentine, Jérôme Pascual, apporte quelques précisions sur cette association composée de retraités « seniors » qui apportent expérience et savoir-faire là où la faiblesse des ressources ne permet pas de faire appel aux grands consultants.
Lepetitjournal.com : Comment, pourquoi et où Ecti agit-t-il ?
Jérôme Pascual : Ecti est une association reconnue d’utilité publique loi 1901. En 2004 elle a fêté son 30ème anniversaire. Elle est née de l’inquiétude de responsables de grandes entreprises françaises, alors récemment retraités, qui souhaitaient apporter appui et expérience aux pays émergents pour la réalisation de leurs projets de développement. Tout d’abord orientée vers l’Afrique francophone, Ecti s’est progressivement étendue du Maghreb au Moyen Orient, de l’Asie à l’Amérique Latine. Et même en France où elle apporte son appui à des PME-PMI. Aujourd’hui, sur les 2.000 missions annuelles, 60% sont réalisées en France et 40% à l’étranger. Depuis 1974, plus de 14.000 experts Ecti ont réalisé près de 36.000 missions.
LPJ : S’agissant d’un bénévolat, comment faites-vous pour vous financer ?
JP : En effet, nos experts sont bénévoles et donc non rémunérés, mais nos services ne sont pas gratuits car nous ne bénéficions d’aucune subvention. Ce sont les demandeurs qui assurent notre financement à travers une participation aux frais généraux calculée en fonction de l’importance de la mission et de leurs moyens.
LPJ : Votre activité ne va pas à l’encontre du secteur marchand ?
JP : Pas du tout ! Car nous ne visons que les entités qui n’ont pas les ressources suffisantes pour y faire appel et nous ne jouons toujours qu’un rôle temporaire pendant un mois et demi au plus.
LPJ : Y-a t’il des secteurs définis ?
JP : Non, puisque les carrières de nos 3.000 experts, dont la moyenne d’âge se situe autour des 65 ans, sont des plus variées. Ils proviennent de tous les secteurs d’activités : nous comptons parmi eux environ 5.000 domaines d’expérience. Idem pour les formations qui vont de l’autodidacte au diplômé de grande école. La demande d’assistance technique se trouve en premier lieu, suivie de l’assistance commerciale. Dernièrement le secteur agro-alimentaire a été très sollicité.
LPJ : L’Argentine, a-t-elle déjà fait appel à Ecti ?
JP : Les premières missions en Argentine remontent à 1996. Pendant les années 2003 et 2004, plusieurs expertises ont été effectuées avec succès : une expertise pour une compagnie d’assurance des réacteurs d’une usine de polystyrène, une assistance qualité pour une fabrique d’adhésifs, une assistance production et commerciale à l’export pour fromages de chèvre, et une assistance pour la vente de moteurs d’avion à hélices. Je ne peux dire davantage car un des principes Ecti est de sauvegarder dans tous les cas l’anonymat du demandeur. Comme vous pouvez le voir, nos « ectiens » disposent d’une expérience pratique pluridisciplinaire. Mais, attention : la demande doit être très précise et l’expert disponible.
Propos recueillis par Marie-Anne DUPORTAIL. (LPJ) 4 mai 2005
Plus d’infos : www.ecti-vsf.org |