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En ouvrant les volets un beau matin, l’esprit encore nimbé de doux rêves, vous découvrirez un mini supermarché tout neuf au coin de la rue. Pratique, oui mais …
Les grandes chaînes de supermarchés comme Carrefour, AB Bassilopoulos et Atlantik ont décidé d’élargir leur offre en déployant de petites supérettes de proximité dans toute la région de l’Attique.
Alors qu’un consommateur moyen visite une dizaine de fois par mois les petits points de ventes pour satisfaire ses besoins d’articles de première nécessité, il ne se rend que 3 fois dans une grande surface pour « faire le plein » … (source IRI)
Forts de ce constat, les hypermarchés ont décidé d’investir ce créneau en proposant des prix moins élevés que les points de vente existants et un éventail de produits plus large, notamment au rayon frais (fromage, viande, légumes, fruits, etc ….). Cette offre complémentaire dont le CA n’équivaut pas celui des grandes surfaces constitue tout de même une source de revenus non négligeable pour les grands groupes dans un environnement actuel très concurrentiel.
Facile, la franchise
5’ Marinopoulos, Smile, OK Anytime Markets, Arista ou encore AB Shop&Go et AB Food Market sont autant de petits magasins qui poussent comme des champignons dans nos quartiers et dans les lieux touristiques !
Ces petites surfaces ne dépassent généralement pas les 700 mètres carrés, et proposent de 4 000 à 8 000 articles. Le plus souvent, ils sont le résultat d’un contrat de franchise. Ainsi, il en coûte de 100 000 à 300 000 euros à celui qui décide d’investir en créant une petite supérette.
Il reversera ensuite environ 2 à 3 % par an de son CA à la chaîne propriétaire de la marque et pourra compter amortir son investissement en 5 années. (Source Ta Nea du 14 octobre 2006). Ce nouveau concept fait déjà fureur dans les autres pays d’Europe et d’ailleurs, le géant Carrefour détient le record avec 2 200 magasins franchisés sur un total de 9 000.
Quid de mon épicier ?
Alors que les consommateurs ont, à première vue, tout lieu de se réjouir, les petits épiciers de quartiers, eux, font la tête … Epiceries, marchands de fruits et légumes, boucher, boulangers encore très présents sur le marché grec sauront-ils résister et vaincre une certaine uniformisation ?
Delphine Millet Prifti (www.lepetitjournal.com – Athènes) 18 octobre 2006
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