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BLANCHE EROTIQUE – Nos hommes politiques ont aussi un zizi |
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| Ecrit par Betty RUBY,
le 03-10-2006 22:00
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En même temps qu’elle fait le deuil de son sacro-saint film du dimanche soir, la France découvre que ses hommes politiques ont un zizi. Pire, ils ne s’en servent pas que pour faire pipi. Blanche nous invite à passer nos soirées dominicales à méditer sur cette heureuse nouvelle
Aurait-on jamais imaginé un Giscard d’Estaing porté sur la bagatelle ? (photo AFP)
Tf1 ayant opté pour les séries américaines, dont le format plus court serait mieux en accord avec nos capacités dominicales de concentration, on se remet péniblement de la disparition du film du dimanche soir. C’est une évolution sociétale paraît-il, donc on va s’y faire, il n’y a pas de raison. En attendant, si on n’est pas tenté par les aventures sinistres de flics en tout genre (Experts pour TF1, FBI portés disparus pour France2), on pourra aussi bien s’ouvrir aux habitudes sexuelles de nos hommes politiques. S’interroger sur qui drague qui, qui couche et quand, ou comment les sauteries régulent les mœurs politiques, voilà une bien saine activité du dimanche soir. Et bien amis expatriés, figurez-vous que, la découverte de la vie des zizis puissants, au lieu de réjouir la France, la plonge dans un ahurissant débat d’idées. Depuis que Sexus Politicus est paru début septembre, en plus de la disparition du film du dimanche soir, on ne parle que de ça. Et on s’engueule, mais faut voir comment. Secrets d’alcôve et de polichinelle Toute la question vise en effet à déterminer à quoi sert de savoir ce qui se trame dans le boudoir du pouvoir. Bah, c’est une connaissance comme une autre, diront les plus optimistes. Ce à quoi les autres rétorquent que non non non, c’est une dérive de la société française, et qu’à ce rythme une Monica Lewinsky nous pend au nez. La quequette politique doit rester un sujet tabou auquel seuls quelques rares informés auraient droit. Voilà qui n’est guère partageur… Heureusement, les auteurs issus du Point (Christophe Deloire) et du Parisien (Christophe Dubois) sont plus altruistes. Ils auraient passé 2 ans à enquêter dans les draps de la République pour en sortir 400 pages d’anecdotes. Pour nous informer par exemple que chaque président a ses favorites, et qu’une frénésie sexuelle s'empare des candidats dans toutes campagnes électorales. Moi je ça m’enchante de découvrir un VGE grivois ou de savoir que le surnom de Chirac est "dix minutes, douche comprise". Ça prouve qu’il est gaillard le bonhomme. Maintenant, à quoi ça me sert ? D’un autre côté, à quoi me servait le film du dimanche soir ? Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) 4 octobre 2006
Sexus Politicus, de Christophe Deloire et Christophe Dubois, éditions Albin Michel, 390p, 20€90
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