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A l’heure du 30ème anniversaire de la mort d’Onassis, le richissime armateur grec, la fondation Onassis présente une exposition sur la vie et les secrets de cet homme qui intrigue encore
Affiche de l'expo (Source Musée Benaki)
A travers une série d’objets personnels et de photos, l’exposition qui se tiendra jusqu’au 12 novembre au musée Benaki, décortique, années après années, la vie mouvementée d’Aristotelos Onassis. Aucune révélation cependant. Cette exposition est avant tout un hommage élogieux où rien ne saurait égratigner « le mythe » …
La soirée d’inauguration, mercredi dernier, a été l’occasion pour les personnalités du monde politique, industriel et artistique de se retrouver en présence de Kostas Karamanlis, premier ministre et de son épouse Natacha.
Un destin hors du commun
Argent, amour, tragédie, la vie d’Onassis réunit tous les ingrédients pour passionner les foules. Né en 1906 à Smyrne en Asie Mineure (actuellement Izmir en Turquie), il a grandi dans le milieu aisé du négoce de tabac. A 16 ans, il est envoyé par sa famille en Argentine pour échapper aux troupes turques de Moustapha Kemal qui ont annexé sa ville natale et chassent les Grecs d’Asie Mineure.
Là bas, il fait très vite fortune grâce au commerce du tabac et achète ses premiers bateaux. Il choisit ensuite de s’installer aux Etats-Unis et de s’intéresser à l’or noir en achetant des cargos. Parfaitement intégré à la jet set, actionnaire de la Société des bains de mer à Monaco et fondateur de la compagnie aérienne Olympic Airways, il grimpe au sommet de la gloire ! C’est vers l’Europe qu’il se tournera finalement, aimant passer du temps sur son somptueux yacht « Christina », du nom de sa fille.
Et l'amour dans tout ça ?
Homme très séduisant, Aristotetelis a su charmer les femmes en vue de son époque. La mère de ses deux enfants, tout d’abord, Athina Livanou, fille d’un riche armateur grec. Maria Callas ensuite et Jackie Bouvier, veuve de Kennedy, qu’il épousera en 1965, moins de 10 ans avant sa mort.
Tant de succès ne laissent pas indifférent. Aristote a essuyé de grosses tempêtes, notamment les morts tragiques de son fils Alexandre puis de sa fille Christina.
La deuxième partie de l’exposition est consacrée aux activités de mécénat de la Fondation Onassis à but non lucratif, créée selon le souhait d’Aristote et qui gère une partie de sa fortune.
Delphine Millet Prifti (www.lepetitjournal.com – Athènes) 11 octobre 2006
Jusqu’au 12 novembre au nouveau Musée Benaki, 138 rue Pireaus.
Mercredi, jeudi, dimanche de 10h à 18h, vendredi et samedi de 10h à 22h.
Entrée 3 euros.
En anglais et grec.
www.benaki.gr |