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LE BILLET DE BLANCHE BAUDOIN - Les Miss hors contrôle |
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| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 02-05-2005 23:00
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Parce qu’elle pose dans Playboy, Laetitia Bléger prend six mois de piquet. Blanche s’indigne d’un tel laisser-aller au royaume des Miss
« Les Miss France ont un statut à défendre et elles le savent ».
Six mois ! Elle n’a pris que six mois de blâme ! Pour s’être dépoitraillée en couverture de Playboy, Laetitia Bléger, la Miss France 2004 doit rendre son titre, sa couronne et son écharpe le temps d’une misérable demi-année. Elle peut même continuer à jouir des cadeaux qui lui ont été faits dans le cadre de son élection. Tu parles d’une punition…
Quand le scandale a éclaté la semaine dernière, Dame de Fontenay aux cent coups promettait une sanction exemplaire : « Je m'attendais à tout sauf à cela de la part de Laetitia Bléger. On ne peut laisser faire. Les Miss France ont un statut à défendre et elles le savent » fulminait-elle à qui voulait l’entendre. Sous le camouflet infligé par la jolie Alsacienne, le chapeau de la chef du harem n’en pouvait plus de trembler.
Puis la sanction est tombée, en douce, ce week-end : la Bourguignonne, Lucie Degletagne, la première dauphine de Laetitia récupère le titre pour demi-an.
Toutes à poil et vite
Si un blasphème est effaçable en six mois, c’est qu’il ne doit pas être si grave, non ? Quand on pense qu’il y a moins de 25 ans, une Miss s’était fait destituer à vie pour avoir exhibé ses charmes aux photographes de Paris Match, on mesure combien le royaume de la Miss est en perdition.
À cette allure, on prend aujourd’hui six mois pour deux nibards camouflés d’un bras pudique, dans un an, on prendra deux mois pour deux seins vraiment à l’air, et dans trois ans, les Miss pourront sans vergogne dévoiler leur fessier pimpant sous une blanche soutane.
Autant commencer tout de suite, on gagnerait en temps et en mœurs. Je propose donc que dès cette année, les Miss se débarrassent de leur effrayante tenue maillot de bain / talons hauts, et défilent munies simplement de leur élégante écharpe régionale. De cette manière, elles ne se risqueraient plus à la sanction ultérieurement ridicule et n’auraient pas à se déplacer dans les studios des magazines cochons. Le poulailler serait ainsi bien gardé.
Blanche BAUDOUIN. (LPJ) 3 mai 2005
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