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Après ceux traditionnellement adressés à tous les Français le 31 décembre au soir, Jacques Chirac a présenté mardi dernier ses voeux aux « forces vives de la nations ». Devant des membres du patronat, des syndicats, des francs-maçons et autres hauts fonctionnaires, le chef de l’Etat a dressé un bilan flatteur de son séjour à l’Elysée. Il a également exprimé le souhait de « déployer le projet de la France à l’horizon des dix ans qui viennent », ce qui ne manquera de susciter des interrogations quand à son éventuelle candidature en 2007.
A l’apparente satisfaction des représentants des entreprises, Ernest-Antoine Seillière, président du MEDEF en tête, il a annoncé une série de mesures fiscales (comme l’allègement de la taxe professionnelle) destinée à « encourager l´investissement ». Les observateurs ont également relevé son « volontarisme » pour donner un coup de fouet à la politique industrielle. Il a également annoncé un dispositif renforcé pour lutter contre les disparités salariales entre hommes et femmes. La cote du gouvernement remonte
Du côté des syndicats, qui redoutent de nouvelles privatisations et grognent face à l’aménagement des 35 heures, c’est un autre son de cloche. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, regrette de ne rien avoir entendu concernant « de véritables politiques de pouvoir d´achat dans les entreprises et les fonctions publiques ». Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a notamment critiqué une « absence de réponse en matière de salaires ». Jacques Chirac venait pourtant d’annoncer une hausse du SMIC de 5% au 1er juillet 2005. Mais, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a qualifié cette mesure de « leurre qui ne concernera qu’une partie infime des smicards ». Les vœux de Jacques Chirac marquent également le retour en grâce de son Premier ministre. Malmené tout au long de l’année, presque absent des discours présidentiels depuis la déculottée subie par l’UMP aux élections régionales, Jean-Pierre Raffarin et le gouvernement ont été félicités par le Président pour avoir « un peu remis l´Etat en mouvement ». Annoncé sur le départ un nombre incalculable de fois cette année, Jean-Pierre Raffarin voit son avenir s´éclaicir après cet hommage à peine dissimulé. Selon un sondage réalisé par le CSA pour France Info, Jacques Chirac n´est d´ailleurs pas le seul à faire de nouveau confiance au Premier ministre : alors qu´il partait de bien bas, Jean-Pierre Raffarin voit sa cote d´opinions favorables remonter à 37%. Camille Vayssettes. (LPJ) 6 janvier 2005
Lire aussi Le Monde, M. Chirac projette son action dans les dix ans à venir Libération, Eternité Le Figaro, L’horizon du volontarisme L’Humanité, En prendre pour dix ans ?
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