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Padre nuestro, film chilien du réalisateur de séries télé Rodrigo Sepúlveda, sort aujourd'hui sur nos écrans, sauvé par une belle brochette d'acteurs
Un père malade qui réunit ses trois enfants adultes et ses ex-femmes pour mieux leur échapper et tirer sa révérence en beauté : le synopsis de ce film autobiographique de Rodrigo Sepúlveda, bien que pas diablement original, avait de quoi attirer la curiosité. D'autant que la distribution avec, entre autres, le grand acteur Jaime Vadell dans le rôle de ce père fantasque, Luis Gnecco, Amparo Noguera et l'Argentine Cecilia Roth, muse d'Almodovar, est très alléchante.
Les acteurs sont impeccables et, à condition de bien attraper au vol les traits d'humour en "chilien", ils nous offrent des instants de comédies bien enlevés. Mais le film ne cesse d'osciller entre la comédie et le drame, à grand renfort de scènes plutôt maladroites.
Caricatures extrêmes
On a souvent l'impression de regarder une série télé. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard : le réalisateur provient de cet univers. Il a réalisé Los Sa-sa et Los simuladores. Tout est un peu "trop" dans ce film : les personnages des enfants (d'une quarantaine d'année) sont caricaturés à l'extrême, tout comme les tribulations du "viejo verde" mourrant et la belle-mère style "vieille bimbo". Une fois la famille réunie, les drames et les rancoeurs éclatent. Bref, pendant que le "papet" s'amuse une dernière fois, on règle ses comptes entre frères et sœurs, belles-sœurs, couples. On ne peut s'empêcher de rapprocher Padre nuestro d'un autre film chilien récent de facture très différente : La Sagrada familia. Après la "Sainte-famille", ce "Notre père" confirme : la famille n'est pas toujours un endroit béni... Sophie ROUCHON. (www.lepetitjournal.com Santiago ) 5 octobre 2006
Padre Nuestro de Rodrigo Sepulveda avec Jaime vadell, Luis Gnecco, Amparo Noguera, Francisco Pérez-Bannen, Cecilia Roth
Réservé aux + de 14 ans
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