Togo : Après les élections, le retour au calme. - Suite à l’élection jugée frauduleuse de Faure Gnassingbé, fils du défunt président Eyadéma, dimanche dernier, des émeutes ont éclaté dans les rues de Lomé faisant au moins 22 morts. De nombreuses anomalies ont été détectées lors du déroulement des élections, entre autres, plus de 40 % des cartes d’électeurs n’auraient pas été distribuées dans certaines régions favorables à l’opposition. Cependant, des observateurs de la Cedeao (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'ouest) ont avalisé le scrutin. Le calme semble aujourd’hui être revenu. Michel Barnier, le Ministre des affaires étrangères, a confirmé hier qu'il n’y aurait pas d’ingérence française dans les affaires du Togo. (LPJ – le 29 avril 2005)
Grande distribution: Intermarché s'expatrie, Carrefour affronte la grève. – Alors qu’Intermarché envisage un rapprochement avec l’Allemand Edeka, ca gronde chez les salariés de Carrefour. Intermarché devrait en effet vendre au groupe Edeka ses deux filières en Allemagne : le grossiste Spar et la chaine de hard discount Netto. Intermarché et Edeka s’associeront ensuite pour former une puissante centrale d’achat qui sera la deuxième en Europe, juste après Carrefour.
Ce dernier affronte, depuis hier, la grève illimitée des employés de 18 de ces 35 entrepôts. La grève n’est certes pas une pratique courante ans la grande distribution, cependant, devant la somme astronomique versée à Daniel Bernard, l’ancien Pdg de Carrefour (29 millions de retraite chapeau et 9,8 millions d’indemnité) et le refus d’une augmentation de 1,8 % de leur salaire, la colère monte chez les employés. (LPJ – le 29 avril 2005)
Entreprises : Jean-Bernard Lévy aux commandes de Vivendi. - Jean-Bernard Lévy vient d’être nommé à la succession de Jean-René Fourtou à la tête de Vivendi Universal. Le nouveau président a annoncé qu’il ne vendrait pas Universal Music Group, filiale qui contrôle près du quart du marché de la musique dans le monde. Il mise par ailleurs sur le téléchargement payant de musique, qui pourrait représenter 20% des bénéfices de l’entreprise d’ici quelques années. Quant à Jean-René Fourtou, il reste présent chez Vivendi, puisqu’il a été nommé à la tête du conseil de surveillance. A l’heure ou les réactions fusent autour de l’indemnité versée à l’ancien président de Carrefour, l’ex-PDG de Vivendi a refusé toute retraite complémentaire, assurant que celle qu’il touchait d’Aventis lui suffisait. (LPJ – le 29 avril 2005)
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