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DE VOUS A NOUS - Parisien d’adoption mais Catalan de coeur |
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lundi 25 septembre 2006 |
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Eduard Beltran est d’origine catalane mais travaille et vit à Paris depuis quatre ans. La fête de la Mercè est, pour lui, une date à ne pas manquer. Retour aux sources avec quelques impressions catalanes à la clé
Eduard Beltran
Le Petit Journal : En tant que Catalan, que représente, pour vous, la Mercè?
Eduard Beltran : C’est une fête plus barcelonaise que catalane. Elle représente la célébration de la ville mais aussi de la fin de l’été et le début de l’année. Deux fêtes se succèdent, le 11 septembre et la Mercè. Elles se vivent en famille ou entre amis, selon l’âge. Que ce soit au niveau de la vie politique, économique ou scolaire, elles marquent véritablement la rentrée. Chaque année, j’attends de vivre ces moments privilégiés avec une grande impatience.
LPJ : Quels sont les évènements de la Mercè à ne pas manquer ?
E.B. : Comme tous les ans, les évènements traditionnels tels que le Prego [discours inaugural d’une autorité symbolique] et le Correfoc ; les défilés de géants et les feux d’artifice sont vraiment des moments forts. Il y a en plus les rendez-vous musicaux, à savoir le BAM surtout, mais aussi tous les autres petits concerts. La Mercè est devenue la vitrine annuelle des innovations musicales, et elle fait preuve d’un grand éclectisme.
LPJ : Vous parlez d’innovations, qu’est-ce qui a changé au cours des années ?
E.B. : La fête m’apparaît de plus en plus européenne, voire mondiale. L’évolution de la Mercè est directement liée à l’évolution de la ville. La fête s’est enrichie des diverses cultures qui sont venues s’y mêler. J’ai quitté Barcelone depuis quatre ans maintenant et j’ai remarqué que le changement brutal initié par les Jeux Olympiques de 1992 s’est confirmé. Ces dernières années, beaucoup d’étrangers venus d’Europe, notamment des Français, sont venus s’installer, ce qui a changé le visage de la ville. Barcelone a d’ailleurs toujours été ouverte à l’accueil des peuples.Eduard Beltran est d’origine catalane mais travaille et vit à Paris depuis quatre ans. La fête de la Mercè est, pour lui, une date à ne pas manquer. Retour aux sources avec quelques impressions catalanes à la clé.
LPJ : Depuis que vous vivez à Paris, vous avez toujours été fidèle à la Mercè ?
E.B. : Presque toujours. Il y a deux ans, je n'ai pas pu quitter la France pour venir à Barcelone et j’ai dû suivre la Mercè depuis Strasbourg. C’est l'une des seules fois où je n’ai pas pu être présent.
LPJ : Barcelone vous manque ?
E.B. : J’aime beaucoup vivre à Paris. Pourtant, la sympathie et l’accueil chaleureux des Barcelonais me manquent. La vie nocturne aussi. Ici, tout me semble plus facile : se déplacer, changer d’ambiance, profiter de la fête. Enfin, la mer et la plage, même si cela peut paraître très cliché, sont vraiment des éléments très importants dans la vie d’un Barcelonais
Propos recueillis par Laure NOURAOUT. (www.lepetitjournal.com – Barcelone) 26 septembre 2006
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