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LE BILLET DE BLANCHE BAUDOUIN - Trop d'Air pour Charlotte |
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| Ecrit par Betty RUBY,
le 21-09-2006 23:00
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Au moment où la fille de Gainsbourg et de Birkin se lance dans un second album chanté, Blanche se sent enchantée. Puis c’est la cruelle déception. Malgré toute l’admiration que Blanche porte à Charlotte, il lui est impossible de défendre 5:55
Une pochette peu lisible, et une voix inaudible, mince alors !
Qu’est ce qu’elle est mimi cette Charlotte, c’en est à peine croyable. Elle vieillit, certes, comme tout le monde. Sauf que tout le monde n’a pas forcément eu pour parents un Serge Gainsbourg et une Jane Birkin. D’un autre côté, Charlotte n’a pas choisi non plus. En revanche, plus tard oui. Elle a choisi comme amoureux un Yvan Attal à l’oreille scindée qui a fait d’elle une sublisssime actrice, une mère comblée, et une people discrète mais imparable. Avec ou sans lui, Charlotte a fait des choix artistiques engagés et intelligents notamment sur grand écran. Franchement, moi, Blanche Baudouin, fille d’illustres inconnus, ayant choisi comme amoureux un type aux oreilles pleines qui n’a jamais rien tenté pour me sublimer, j’adore Charlotte Gainsbourg. Sans hésitation aucune, cette nana me fait kiffer. Par sa discrétion, ses choix esthétiques, son élégance tranchée et sa voix si douce et sereine. Un bug à l’enregistrement ? Forcément, vu le bien que la presse en disait, je me suis précipitée sur son dernier album. Le second en réalité, puisque le premier, elle l’avait fait avec papa, à l’heure des mues physiques, à 16 ans. Charlotte for ever sonnait vaguement amer, éminemment Lolita. Très chouette en tout cas. 20 ans plus tard, revoilà donc la douce Charlotte, en femme. La presse unanime criant au génie sur 5:55, j’ai couru, forcément. J’ai écouté le CD et je suis au regret d’admettre que c’est à pleurer de dépit. A un moment, j’ai même rebranché les câbles divers qui animent mon mange-disques, des fois que le désillusion provienne de la technique… Nada. C’est comme s’il y avait eu méprise sur le studio dans lequel Charlotte enregistrait : elle nous parvient de six pieds sous terre au minimum et encore par temps de vent. Moralité, on n’entend ni la voix, ni le texte. Juste un vague susurrement à peine audible sur les aériennes mélodies d’Air.
Charlotte chante peut-être très bien, on en saurait plus si elle avait branché son micro. Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) 22 septembre 2006
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