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À l’occasion de la rentrée en Egypte, le petit journal du Caire a décidé de consacrer cette semaine à la question de l’éducation. Le club d’affaires franco-égyptien a remis hier à l’université française d’Egypte un chèque de 150 000 livres égyptiennes (environ 20 000 euros). Une source de financement importante pour cette toute jeune université.
À l’occasion de la rentrée en Egypte, le petit journal du Caire a décidé de consacrer cette semaine à la question de l’éducation. Le club d’affaires franco-égyptien a remis hier à l’université française d’Egypte un chèque de 150 000 livres égyptiennes (environ 20 000 euros). Une source de financement importante pour cette toute jeune université.

Une somme destinée à financer des bourses d'études (photo LPJ). Le chèque de 150 000 livres remis hier soir par le Club d’Affaires Franco-Egyptien à l’UFE sera versé au "fond Champollion", financé par des mécènes, dont beaucoup d’entreprises françaises et égyptiennes. C’est une source de financements essentielle pour cette toute jeune université ouverte en 2002. Établissement privé, l’université française d’Egypte dépend financièrement du nombre d’étudiants inscrits. L’UFE cherche à recruter parmi les 2500 Egyptiens qui chaque année obtiennent le bac avec le français comme première langue. "Pour l’instant nous en avons environ 350, explique Bernard Fillon-Dufouleur, le vice-président de l’université. Il en faudrait le double pour que nous soyons rentables. En attendant, le soutien de nos mécènes est une chose essentielle…"
Une formation trilingue L’UFE a été créée par décret du président de la République Arabe d'Egypte en février 2002, en application de la loi de juillet 1992 autorisant la création d'universités privées. Elle est installée à Chorouq, ville nouvelle située à 45 minutes du Caire, sur la route de Suez. Université égyptienne de statut et Française de cursus, l’UFE propose une formation trilingue : français, anglais, arabe. Tous ces enseignements sont dispensés dans le cadre de partenariats académiques avec des établissements français. On compte parmi eux l’université Paris III Sorbonne Nouvelle, celle de Nantes, le lycée Louis Le Grand, l’école nationale supérieure des télécommunications de Paris… Les enseignements ont démarré en septembre 2002. La première promotion de diplômés est sortie au mois de juin dernier. "Tous ceux qui ont arrêté leurs études ont trouvé un travail", se félicite le vice-président de l’université.
Haute-couture sur les bords du Nil La somme remise hier soir par le Club d’Affaires provient d’un défilé de mode organisé en mai dernier dans les jardins de l’ambassade. Préparé en partenariat avec Omsy Barakat, un habitué de ce type d’évènements, ce défilé a lieu régulièrement depuis 5 ans. Chaque fois c’est une marque de haute couture française et des mannequins venues tout droit de l’hexagone qui défilent. En mai dernier, la maison Carven était sur le podium. Le défilé de mode est l’occasion d’organiser un dîner de gala, les tables réservées par des entreprises françaises et égyptiennes. "L’an dernier il y avait entre 500 et 600 personnes", se rappelle Camélia Platel, du Club d’Affaires, organisatrice de l’événement. Depuis trois ans, à la demande de l’ambassade de France, les bénéfices sont reversés à l’UFE. Guillaume de Dieuleveult (www.lepetitjournal.com)
Mercredi 20 septembre 2006
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