|
Football: De l'or et un nouvel entraîneur pour Boca
Alfio Basile a offert une dernière coupe au Boca Juniors avant de passer la main à
Ricardo Antonio La Volpe, vendredi. Non seulement, le Boca l'a emporté, jeudi, en Recopa, la Supercoupe sud-américaine, face au FC São Paulo (2-2, 2-1), mais cette victoire le fait rentrer dans l'histoire comme le club le plus primé du monde. Le club cher à Diego Maradona affiche seize titres dans des compétitions internationales, devant le Real Madrid, le Milan AC et l'Independiente, qui en ont chacun quinze. Alfio Basile achève donc en beauté son règne à la tête du club porteño pour s'occuper désormais de l'équipe nationale.
Ricardo Antonio La Volpe, 54 ans, a fait connaissance avec les joueurs et dirigé son premier entraînement vendredi soir. Ancien entraîneur de la sélection mexicaine, La Volpe a déclaré que le Boca "devait continuer à battre des records et à être champion de tout". Energie: vers une pénurie d'essence?
La consommation d'énergie augmente plus vite que la production, que ce soit pour le pétrole, le gaz ou l'électricité. Les chefs d'entreprise ont tiré la sonnette d'alarme ces derniers jours, certains estimant même que le pays devra importer du pétrole l'année prochaine et que des pénuries sont à craindre dans les jours qui viennent dans les stations service, notamment dans le grand Buenos Aires. Un ton alarmiste relayé par le ministère américain de l'Energie. Si, vendredi, le président de la République, Néstor Kirchner, a exclu une crise énergétique, tout en soulignant la nécessité d'augmenter les investissements dans le secteur, le ministère de la Planification a appelé les usagers à se montrer économes. Economie: les bons et (surtout) les mauvais points du FMI
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a félicité, à la veille de l'ouverture de l'assemblée annuelle du Fonds à Singapour, le gouvernement argentin pour la réduction de la pauvreté et la création d'emplois. Rodrigo Rato s'est néanmoins inquiété d'un risque de "surchauffe", critiquant la politique de contrôle des prix du gouvernement, jugée inefficace, et plaidant une nouvelle fois pour des mesures fiscales et monétaires plus strictes. Des critiques qui ont encore refroidi les relations entre l'Argentine et le FMI. La réunion prévue vendredi entre Rodrigo Rato et la ministre de l'Economie, Felisa Miceli, a été annulée, officiellement pour des "questions d'agenda".
Le FMI évalue à 8% le taux de croissance du PIB et à 12,3% l'inflation de l'Argentine en 2006. Vendredi, le gouvernement a présenté à la chambre des députés son projet de budget pour 2007, avec une croissance de 4% et une inflation comprise entre 7 et 11%. Une estimation basse de croissance de l'économie, qui pourrait permettre au chef de l'Etat de se laisser une marge de manœuvre en pleine année électorale. A noter que Néstor Kirchner bénéficie d'une image positive auprès de 67% des Argentins, en hausse de 8 points par rapport à août, selon un sondage réalisé par l'institut Poliarquía début septembre auprès d'un échantillon représentatif de 800 personnes.
www.lepetitjournal.com Buenos Aires, 19 septembre 2006 |