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Les
Roumains ne sont pas étrangers aux dégâts qu’un tremblement de terre
peut causer. Quatre séismes de forte magnitude ont fait des centaines
de victimes au XXe siècle. Les efforts de consolidation sont donc
urgents
A Bucarest, de nombreux bâtiments et maisons auraient bien besoin d'être consolidés. (Photo : LPJ)
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement et la Banque mondiale financent depuis l’année dernière, sous forme de prêt, un projet visant à réduire en Roumanie les dégâts que pourraient causer un tremblement de terre, un glissement de terrain ou des inondations. L’objectif est de consolider les bâtiments qui abritent des institutions publiques, notamment les hôpitaux et les écoles.
Ce projet d’un montant de 72,2 millions de dollars – le gouvernement roumain y contribue à hauteur de 16,8 millions de dollars – concerne 84 bâtiments, dont 22 hôpitaux d’urgence, répartis sur plusieurs régions. L’épicentre des séismes qui, à plusieurs reprises, ont touché le pays, se trouve dans la zone de Vrancea (centre-est). A part Bucarest, les consolidations vont s’opérer sur 15 départements des régions de Moldavie, Dobrogea, Muntenia et Oltenia. Au total, 29 localités en bénéficient et ces consolidations devraient durer jusqu’en 2010. Selon le quotidien bucarestois Romania Libera, ce projet est une première pour la Banque mondiale qui compte appliquer ce type de programme à d’autres pays. Bucarest toujours menacée La Roumanie a subi plusieurs séismes au cours du XXème siècle : en 1940, 1977, 1986 et 1990. Le plus meurtrier fut celui de 1977, de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter et qui a fait 1578 victimes, dont 1400 à Bucarest.
Les cicatrices de ces fortes secousses sont encore visibles sur les murs de la capitale. Beaucoup de bâtiments sont d’ailleurs sur la liste rouge des logements à risques. Mais leur consolidation reste un problème pour le ministère des Transports, de la Construction et du Tourisme. "Souvent les propriétaires ne veulent pas quitter leur appartement le temps de la consolidation, affirme une source du ministère qui a préféré garder l’anonymat. Ils ne sont pas conscients des risques. Et on ne peut rien faire, il suffit d’un propriétaire qui pose son veto et la consolidation est reportée. Mais le gouvernement réfléchit à une loi afin de faciliter les évacuations et le commencement des travaux."
Pour l’instant, seuls sept bâtiments de la capitale ont été consolidés. L.C. (www.lepetitjournal.com) 19 septembre 2006
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