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PORTRAIT : Une célèbre réfugiée suisse Suggérer par mail

Ecrit par BUDAPEST, le 16-10-2006 23:00

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A l’occasion de la commémoration de la Révolution de 1956, de nombreux événements sont organisés dans la capitale hongroise. C’est pour l’un d’eux que l’écrivain hongroise Agota Kristof a abandonné pour quelques jours Neuchâtel pour se rendre en Hongrie.
Nostalgie quand tu nous tiens ! (Photo LPJ)

Agota Kristof fait partie de ces Hongrois qui ont fuit leur pays après l’invasion soviétique en octobre 1956. Mais tout de suite, elle tient à mettre les choses au clair. Ce n’est pas elle qui a pris cette décision et si son mari lui avait demandé son avis, elle serait restée en Hongrie. Surtout ne pas se fier à la silhouette fragile d’Agota. Le ton est clair et net. L’esprit acéré, comme ses romans. Pour elle, les 5 années d’usine imposées par son exile en Suisse auraient bien valu les deux ans de prison que son mari aurait eut à subir si le couple était resté en Hongrie. On sent beaucoup de nostalgie dans les propos de l’auteur désormais francophone. Concernant sa langue maternelle tout d’abord. L’allemand, puis le russe et enfin le français ont fait concurrence au hongrois. Si elle a facilement appris le français, pour écrire dans la langue, il a fallut suivre des cours. En attendant, elle se souvient s’être récitée des vers de poètes hongrois, d’Ady, de Jozsef, pour faire passer les longues heures d’usine. Et précise encore que le rythme des machines donnait le rythme aux poèmes.
Une œuvre inspirée par une vie
Des romans qui ont connu de grands succès. Mais Agota ne s’explique pas que depuis quelques années écrire est plus difficile et reconnaît que les mêmes scènes reviennent tout le temps. Si les livres d’Agota Kristof ne sont des biographies, ils n’en sont pas moins inspirés par sa vie… une vie pas facile d’ailleurs. Deux mariages, deux échecs…. Heureusement il y a les enfants, ces enfants d’ailleurs qui font qu’Agota n’envisage pas de revenir en Hongrie, comme d’autres écrivains l’ont fait avant elle…. Et cela, malgré le sentiment d’exil. Le sentiment que la vie qu’elle aurait eu en Hongrie aurait été tellement mieux.
C.V. (
www.lepetitjournal.com) mardi 17 octobre 2006

Le grand Cahier, Edition du Seuil, 1986
 
Le troisième mensonge, (Edition du Seuil, 1991) Editions Corps, 1992.
 
L'épidémie ; &, Un rat qui passe, Amiot-Lenganey, 1993.
 
Hier, Edition du Seuil, Paris, 1995
 
La preuve, Edition du Seuil, Paris, (1988) 1995
 
L'heure grise et autres pièces : théâtre, Editions du Seuil, 1998
 
Hier = Tegnap : fragments, eaux-fortes de Anca Seel, avec la collab. de l'Association Signum, Moret, 1999
 
Trilogie, Büchergilde Gutenberg, 1999
 
L'Analphabète, Editions Zoé, 2004
 
C'est égal, Paris, Le Seuil, 2005


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