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Alors
que l’Angleterre pense revoir son régime d’accueil des émigrés de
l’Est, la plupart des pays européens soutiennent la mobilité des
travailleurs au sein de l’Union. Pourtant, cette mobilité est loin
d’être totalement entrée dans les moeurs
Le drapeau européen flotte depuis longtemps à Bucarest... Et l'entrée probable dans l'Union en janvier 2007 ouvre de nouvelles perspectives notamment pour les travailleurs. (Photo : LPJ)
Londres compte introduire un permis de travail spécial pour les citoyens roumains et bulgares, c’est ce que révélait fin août un article dans le quotidien britannique The Guardian.
L’objectif est de réduire le nombre des immigrés venus des pays de l’Est. Car après la vague d’adhésions de 2004, près de 500.000 Européens de l’Est auraient essayé de trouver du travail en Grande-Bretagne. Le gouvernement britannique espère ainsi mieux sélectionner ces travailleurs, les jugeant dans leur majorité trop peu qualifiés. Même cas de figure en Hongrie —pourtant à peine admise au sein de l’UE, oú les autorités se sont dernièrement montrées plutôt réticentes vis-à-vis des travailleurs bulgares ou roumains.
“Chaque Etat membre a le droit d’introduire des mesures de transition et n’est pas obligé de les justifier. Ceci dit, ce type de mesures doit être levé au bout de sept ans”, explique Nikolaus van der Pas, responsable de la Direction pour l’emploi à la Commission européenne (source : euractiv.ro). Les Roumains ont davantage le choix D'ailleurs, si l’Angleterre émet des craintes quant à une émigration massive, il n’en va pas de même, par exemple, en Ecosse. Ainsi, le Premier ministre écossais Jack McConell a récemment affirmé que son pays ne suivrait pas l’exemple anglais et garderait le régime actuel d’accueil des émigrés de l’Est, c’est-à-dire sans restriction.
Et pour cause : depuis l’adhésion de dix nouveaux pays de l’Est en 2004, l’économie écossaise a notamment bénéficié de la main-d’oeuvre polonaise dans les secteurs de la construction et des services – le fameux “plombier polonais” a donc été le bienvenu ! F.C. (www.lepetitjournal.com) - 13 septembre 2006 L'Ouest attire toujours
Selon une étude réalisée par l’Agence de stratégie gouvernementale et l’organisation Gallup, environ 12% des Roumains vivant en milieu rural désirent partir à l’étranger pour y travailler. Dans les milieux les plus défavorisés, il est clair que l’attrait de l’Europe de l’Ouest est resté plus ou moins intact. (LPJ - 13.09.06)
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