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De quoi s’entretiennent donc le Président russe, le Président bulgare et le Premier ministre grec lorsqu’ils se rencontrent ? D’énergie, bien sur ! Et ils en profitent pour remettre au goût du jour un vieux projet d’oléoduc contournant la Turquie…
Les 3 hommes en conférence de presse (Photo : www.primeminister.gr) La rencontre tripartite qui s’est tenue à Athènes entre Vladimir Poutine, Président russe, Guéorgui Parvanov, son homologue bulgare et Kostas Karamanlis, Premier ministre grec, semble avoir donné un souffle nouveau au projet d’oléoduc Bourgas-Alexandroupolis.
Les trois hommes ont en effet exprimé leur forte volonté de signer cet accord interétatique d’ici la fin 2006.
Cet oléoduc d’environ 280 km de long, reliant la Mer Noire, au niveau du port bulgare de Bourgas, et la Mer Egée, au niveau du port grec d’Alexandroupolis, permettrait de contourner le détroit du Bosphore en Turquie, qui, très encombré, peut s’avérer dangereux. En outre, d’un point de vue géopolitique, ce conduit trans-balkanique intègrerait la Grèce au marché international du pétrole, puisque d’Alexandroupolis la marchandise pourrait être acheminée en direction d’autres pays méditerranéens et vers l’Europe de l’ouest.
"Maintenant ou jamais"
Ce projet, qui n’est cependant pas d’une envergure colossale (capacité de 35 millions de tonnes par an selon le quotidien I Kathimerini), traîne depuis 1991, victime de discussions sans fin sur des points de détail.
Le processus relancé, le président bulgare, Guéorgui Parvanov, émet cependant des craintes et souligne qu’un retard supplémentaire dans sa réalisation pourrait lui être fatal, et ce en raison du grand nombre de plans alternatifs existants. Il ajoute que c’est "maintenant ou jamais".
Outre l’oléoduc, cette rencontre entre les 3 pays promet une collaboration plus étroite dans les domaines du gaz naturel et de l'électricité.
Delphine Millet Prifti (www.lepetitjournal.com – Athènes) 7 septembre 2006
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