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POLITIQUE - La coalition dans l'impasse ? |
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mardi 05 septembre 2006 |
Le pouvoir en place essaie de retrouver un modus vivendi, quelques mois avant l’entrée probable du pays dans l’Union européenne au 1er janvier 2007. Mais les disputes au sein de la coalition restent récurrentes
Pour Elena Udrea, ancienne conseillère du président Basescu, le parti national libéral utilise l'alibi des réformes pour écarter ses adversaires politiques. (Photo : antena3.ro)
L’Alliance Justice et Vérité au pouvoir, constituée du parti démocrate (PD) et du parti national libéral (PNL), cherche à faire la paix après les nombreuses luttes intestines qui durent depuis un an. Mais il semble que les cicatrices aient du mal à se refermer…
La mésentente entre le Premier ministre Tariceanu (PNL) et le président Basescu (PD), un fait aujourd’hui irréversible, continue d’empoisonner les relations entre les deux partis. Face à un tel tableau, des élections anticipées sont, pour Basescu et les démocrates, la seule solution afin de revigorer la machine exécutive. “Si des élections avaient lieu aujourd’hui, l’alliance PNL-PD recueillerait entre 40 et 45% des voix, à condition que les deux partis restent ensemble. Le parti social démocrate (PSD) suivrait avec entre 20 et 24% des voix. En fait, les disputes au sein de la coalition n’ont pas provoqué de baisse significative de la popularité du pouvoir en place”, explique Mircea Kivu, directeur de l’institut de sondages Imas.
Ceci dit, si le parti national libéral et le parti démocrate décidaient de se présenter séparément, ce serait probablement le parti démocrate qui ressortirait vainqueur, avec environ 30% de votes favorables. Bref, pas de quoi former une majorité suffisante au parlement... Un statu quo fragile mais qui perdure “Il est improbable que des élections anticipées aient lieu car les députés ne seraient pas assurés de retrouver leur poste au parlement, estime Cristian Pîrvulescu, politologue et président de l’association Pro-democratia. En envisageant ces élections, le parti démocrate et le président Basescu font surtout pression sur le Premier ministre et son parti, le PNL. C’est une bataille politique pour obtenir davantage d’opinions favorables. Et l’exclusion de Mona Musca (ndlr : ancienne ministre de la Culture) et de Ioan Ghise du PNL à cause de leur collaboration avec la Securitate est également un moyen pour les libéraux de regagner leur électorat (…) Mais le vrai test pour les dirigeants roumains sera sans doute en 2007, lors des élections européennes pour élire les députés qui siègeront au parlement de Strasbourg.” L.C. (www.lepetitjournal.com) - mercredi 6 septembre 2006
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